Chapitre 4 : Un Nouvel Espoir

 

 

François

Il y a pas si longtemps, dans un pays lointain, très lointain…

♫ TAAAAMTADADAAM ♫

♪ TADALATATATATATATALATATATTATATTADATATAD ♪

♫ TATATATAATAAAATATATATAAAAAAAAAAM ♫

♫ TATATATAATAAAAAAAAAM ♫

♫ TATATATATAAAAAAAAAAAAAM ♫

 final emeus wars

 

[Edit 1] J’étais censé publier l’article quelques jours après la sortie du fameux teaser.

[Edit 2 ] J’ai passé une après midi entière sur cette intro inutile… Je crois comprendre pourquoi je suis toujours à la bourre.

[Edit 3] Oui je sais, il y a une faute dans l’image, l’orthographe correcte devrait être “Emus Wars”… Honnêtement j’ai pas eu le courage de virer le “e”, j’espère que vous me pardonnerez cette petite imperfection…

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Ainsi donc: BONJOUR LES AMIS, c’est le retour du blog qui vous aura fait plus attendre que le dernier What the Cut ! Comment allez-vous ? Bien sûr, vous pétez certainement la forme, en cette période festive, propice à la fraternité et la camaraderie !

Bon, commençons par le commencement. Je suis méga heureux d’enfin trouver du temps et de la motivation pour vous narrer mes péripéties. Mais d’abord, comme je l’ai dit il y a quelques jours semaines sur facebook :

“Je tiens à m’excuser pour le relatif manque de nouvelles, ces quelques dernières semaines (messages ou snaps non-répondus, et bien sûr l’absence totale d’informations concernant le chapitre 4 du blog).
En deux mots: je viens de sortir d’une période plutôt fastidieuse, mélangeant changement de famille et nouvelles occupations, le tout saupoudré de ces fantabuleux examens. Bref, c’était la dèche.”

Augustin Vincent Mathieu, 30 novembre 2014

En gros, voici les raisons de ce délai quelque peu imposant. Si l’on prend en compte tous ces critères, et qu’on les superpose à ceux que j’ai précédemment expliqués (je vous renvois au chapitre 3), sans compter le fait que j’ai carrément perdu un tiers de mon travail suite à une mauvaise manipulation (merci la super sauvegarde automatique de wordpress, qui s’active une fois toutes les dix heures), ben on obtient tout un tas de facteurs qui pourraient éventuellement justifier un tel retard.

Du coup, passons à la suite ! Qu’ai-je donc fait et découvert ces deux derniers mois ?
Amis de la brièveté et des résumés, au revoir.

Weekend in Maitland

Pour vous donner une petite idée de mon taux de bourritude, ce weekend a eu lieu il y a PLUS DE DEUX MOIS, soit durant les dernières vacances. Ça fait beaucoup de temps en arrière.

Avant de commencer : leçon de géo !

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C’est pas des plus jolis, je sais.

Port Lincoln fait partie de la Péninsule de l’Eyre, ce qui correspond au “1” entouré. Maitland, quant à elle, est une ville sur le péninsule de Yorke (cette dernière correspond au “2” sur la carte).
Voilà, maintenant que vous êtes familiarisés avec la géographie locale, je peux maintenant vous expliquer où je veux en venir :

C’est loin. C’est très loin. Il doit bien y avoir 600km entre les deux villes. Et c’est loooooong.

Ce jour là, j’ai voyagé non pas en voiture, mais en bus. Honnêtement ce n’était pas si terrible, je commence à être immunisé contre ces voyages ennuyeux. Je me suis occupé comme je pouvais pour l’aller et j’ai même réussi à pioncer quelques minutes (ce qui est un exploit en soi, pour quelqu’un comme moi, incapable de dormir en position assise).

Pour tout expliquer, le weekend était une espèce de “team building” pour les étudiants du district. Bon, on était que 5 mais j’en garde réellement un très bon souvenir. Les activités étaient bien sympatoches, les Rotariens de Maitland, qui nous logeaient, l’étaient encore plus, et même quand on glandait on se marrait bien.

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Donc, vendredi soir, après un trajet aller plus ennuyeux qu’éprouvant, nous sommes arrivés à Black Point (sorte de petite station balnéaire), dans une superbe maison de vacances avec accès direct à la plage. Je peux vous dire que même s’il était 6h du soir et qu’il faisait un peu froid, on s’est retrouvé dans l’eau en moins de temps qu’il ne faut pour dire “Putsch”. Après le repas, nous avons décidé avec Pascal (l’autre garçon) de dormir à la belle étoile dans un swag.

Swag est un ancien mot australien signifiant “bagage, butin”. De nos jours, en plus de son autre définition (sur laquelle je ne m’attarderai pas), ce mot sert à désigner une espèce de mélange entre une tente et un sac de couchage, utilisé dans le but de camper “léger”. On y retrouve deux couches de protection : tout d’abord, un moustiquaire, qui protège des insectes et autres salopperies et ensuite, une couche supérieure, qui permet de conserver la chaleur, ainsi qu’une relative pénombre quand le soleil se montre. En gros, si vous voulez regardez les étoiles ou la lune – ce que j’ai fait – il vous suffit de laisser le moustiquaire et, quand vous êtes prêts à dormir, il est recommandé de refermer la protection extérieure pour éviter d’avoir à affronter la fraîcheur de l’aube.

... Surtout qu'en fait j'avais pensé à prendre une photo sur le moment même, chose que je viens de me rappeler 10 minutes avant de publier cet article.

Une image vaut mieux que mille discours.

Le lendemain, on s’est retrouvé dans une ferme australienne bien classique (au milieu de nulle part, champs immenses, machines gargantuesques). Ce fut l’occasion pour nous de s’essayer à la tonte de mouton ! En fait, c’est plus compliqué qu’il n’y parait. Après avoir fait basculer l’animal avec une espèce de prise de judo, il faut le traîner vers le lieu de la tonte et le raser avec la machine. Bon, dit comme ça, ça a l’air un peu barbare, mais je vous assure que si on fait attention, tout se passe très bien et le mouton s’en sort indemne. A mon avis celui dont je m’occupais a dû capter mon appréhension parce qu’il m’a tenter de m’asséner un kick au tibia gauche (c’est réactif, un mouton).

Le thème de l’après midi était la plage. On avait du s’arranger entre nous pour choisir deux activités maritimes (ce qui était relativement facile étant donné que nous n’étions que 5). La première activité était la voile, la seconde le  kneeboarding. Faire de la voile, ce n’est pas bien compliqué, c’est juste une question de réactivité par rapport au vent et au changement d’équilibre. Tout se déroulait  plutôt bien mais on a quand même réussi à faire basculer l’embarcation, ce qui m’a fait tomber à l’eau comme un bouffon. Pascal, quant à lui, s’est arrangé pour escalader la coque et se percher tant bien que mal au sommet. Ceci-dit, on a quand même réussi à remettre la voile dans sa position initiale. Ensuite vint le changement d’activité. Le kneeboarding est une activité nautique qui consiste à rester à genou sur une planche pendant qu’on se fait tracter par un bateau. C’est un peu le ski nautique du débutant (ah oui, j’ai également volé à la flotte).

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Ce n’était pas bien évident de capter ce que le moniteur disait.

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Bref, après ces deux jours fort bien chargés, il était temps pour moi de reprendre la route. Le trajet ne s’est pas fait en, une fois. En fait, pour tout expliquer, si j’avais tout fait d’un coup, je serais arrivé à Port Lincoln exagérément tard, ce qui franchement ne m’intéressait pas. Du coup, j’en ai profité pour visiter et passer la nuit dans la petite ville de Port Pirie. La bourgade en elle-même est très similaire à la Port Lincoln, si on enlève la mer. J’ai passé la nuit chez Annette, conseillère de Diane, une autre étudiante en échange du district. L’accueil était super et pour combler le tout, nous avons dépoussiéré une vieille Nintendo 64 pour jouer à Mario Kart avec Craig, le mari d’Annette. Bref, après tout cela, je me suis à nouveau retrouvé dans le bus. Mais – surprise! – des potes de l’école faisaient le même trajet, comme quoi, It’s a small world.

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Port Pirie

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Ce pont s’appelle “The Bridge to Nowhere”. C’est un méga pont en béton qui donne sur… un terrain vague. En gros c’est l’inutilité du siècle. Et genre y’a même des feux rouges et tout ! Je me marre encore en essayant de m’imaginer l’état de pioncitude de l’architecte quand il a fait les plans.

Le lendemain, l’école recommençait.

Le Changement de Famille

Après mon retour, la réalité m’a frappé tel un coup de poing au bal à Petit Han de merde pire bal de ma vie : j’étais sur le point de changer de famille d’accueil. Pour être honnête, c’était entièrement sorti de mon esprit et de mes préoccupations.

Mais le passage du temps est inaltérable et une semaine et demi plus tard, j’ai quitté la maison des Stensons pour celle des Barkers. Le changement en lui-même ne s’est pas passé aussi bien qu’il ne l’aurait dû. Cela à cause de la “perte” de mon passeport, que j’ai retrouvé une heure plus tard dans un endroit pourri. Finalement, hormis ce fâcheux imprévu, l’emménagement s’est bien déroulé et, bien que ma nouvelle maison soit maintenant bien plus petite que la précédente, je m’y suis plutôt bien installé. Ma famille d’accueil est également top et très active. Ils ont même un chien ainsi qu’un canari pouvant s’avérer parfois souvent toujours très ennuyeux.

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De gauche à droite : Michael, Lynne, Ava, Gussi

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Ça, c’était à l’époque où je trouvais encore le canari cool.

J’en profite pour faire une digression à propos du Youth Exchange Program. Le fait de faire vivre l’étudiant (aka moi) dans plusieurs familles différentes est décidément une foutrement bonne idée. Bon évidemment j’enfonce des portes ouvertes, tout le monde est déjà au courant de ce que je vais dire mais bon, allons y quand même!

Tout d’abord, ça permet de ne pas s’attacher de trop à une famille. Dit comme cela, ça a vraiment l’air d’être la raison du gros conard égoïste mais je m’explique : c’est déjà difficile de devoir quitter une famille au bout de trois mois, vous vous imaginez après un an ?

Ensuite, bien sûr, ça permet de découvrir d’autres façons de vivre dans un même pays. Et là y’a pas photo, le contraste entre les deux premières familles d’accueil est flagrant. D’un ménage très riche, je suis passé à une famille dans la moyenne, ce qui n’est en aucun cas un défaut. Étant moi-même issu de la classe moyenne je peux retrouver certains repères que je n’avais pas chez les Stensons. Par exemple, avoir sa propre salle de bain, c’est très cool, mais je sais pas, je trouve ça un peu déprimant. Après y’a pas vraiment de meilleure ou de pire famille, moi tant que je suis avec des gens sympas, je pourrait vivre dans une caravane et faire dodo dans le fauteuil pendant trois mois (ce qui ne sera évidemment pas le cas, je vous rassure. 😛 )

Puis on découvre aussi d’autres règles et façons de penser, qui semblent bizarres au début, mais qu’on finit toujours par comprendre après coup. C’est bizarre, pourquoi la radio reste allumée toute la journée alors que le wifi doit être coupé la nuit? Ben c’est simple, éteindre le wifi, c’est pour des raisons évidentes d’économies d’énergie. Quant à la radio, c’est pour permettre au canari d’avoir un truc à écouter pendant la journée. Sans ça, il criaillerait encore plus en soirée. Logique, me direz-vous, mais dans ce cas pourquoi ne pas s’en débarrasser en le donnant à bouffer au chat du vois… ok j’arrête.

[Edit] Vous remarquerez que je parle d’anecdotes anodines voire un peu insignifiantes. Bien sûr j’aurais pu illustrer par des situations plus concrètes, mais j’estime que cela toucherait un chouia trop à la vie privée des familles en question.

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Pour aérer un peu le texte, je poste cette image qui montre mon talent indescriptible d’ouvreur d’huîtres.

L’École

Oui, cette catégorie revient souvent, c’est normal. De la même manière que salutcestcool est le fil rouge de ce blog, l’école est en quelque sorte le fil rouge de mon échange.

Il faut bien comprendre qu’à mon arrivée, l’école était un des seuls moyens que j’avais pour trouver des potes (avec le football). Du coup, d’août à fin septembre j’étais toujours terriblement stressé et j’avais en permanence l’impression de me foirer. J’avais souvent des pensées débiles du genre “Oh mon dieu, il aurait pu me passer la balle, mais il l’a passé à son pote ! Horreur.” ou “Oh merde, elle a pas souri quand je lui ai demandé une feuille de papier ! Malédiction, je suis détesté. Je suis condamné à mourir de solitude.” Il m’a fallu à peu près deux mois pour me rendre compte que c’était stupide et que je me mettais la pression pour rien.

Parce qu’après coup, l’école, c’est plutôt pas mal. J’y vais la tête libre de toute préoccupation scolaire et je découvre ce que chaque journée me réserve. Les élèves sont franchement sympas, même ceux de l’année suppérieure, qui n’hésitaient pas à m’aider quand je m’égarais.
Bon, je dois avouer que l’école en elle-même comporte certaines règles un peu strictes comme l’interdiction de gsm pendant les heures scolaires (même pendant les récrés), l’interdiction de tout contact physique (bisous, accolades ou même tacles) ainsi qu’une intransigeance totale quant au respect de l’uniforme. Adieu l’ISC Barvaux et ses donzelles de 14 ans en décolleté, ses no-life’s qui passent leurs temps de midi sur Temple Run 2 et ses couples qui se bécotent pendant la récré de 14h30. Ouais les gars, à l’avenir vous y réfléchirez à deux fois avant de vous plaindre de votre école.

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Je garde définitivement cuisine l’année prochaine.

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Après la publication de cet article dans le journal local, j’ai commencé à avoir une fan base constituée de gosses de primaire..

MAIS ceci dit, le personnel de St Joes est relativement sympa, les profs sont compréhensifs et accueillants, le personnel de l’école est franchement amical et je suis devenu un VIP à la réception (en même temps, je m’y rends au moins une fois par semaine, pour des détails souvent pas très importants). Petite anecdote pour vous montrer à quel point ils sont cool.

Il y a un mois, j’ai totalement loupé la réservation des photos de classe. Dans l’ignorance la plus totale, je me rends à la réception pour leur demander comment je pourrais bien les obtenir. Là, on m’annonce que c’est trop tard, les ventes sont déjà clôturées… Cependant ils me demandent de leur passer ma clé usb. Bah Figurez-vous que le lendemain, j’avais la photo de classe gratos dans ma clé usb. (Moi je trouve ça démentiel.)

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Voilà à peu près à quoi correspond l’horaire quotidien.

Ça change quand même du gros bordel qu'étaient nos photos de classe en Belgique.

Les p’tits gars de ma classe.

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J’avais encore ma coupe de cheveux belge à l’époque…

On me demande souvent si je travaille beaucoup à l’école. La réponse est “oui et non”. Waw, super comme réponse hein ? Je m’explique. D’un côté, quoiqu’on y fasse, un étudiant en échange reste un étudiant en échange. Je ne dois pas effectuer autant de travail scolaire que mes compatriotes, quand je suis fatigué, j’ai une fâcheuse tendance à glander en classe et, de toute évidence, je ne perdrai jamais du temps à étudier à la maison pour un contrôle alors qu’il y a plein d’autres choses que je pourrais faire à la place. Cependant, d’un autre côté, j’essaie quand même de bosser un peu. Les profs sont super sympa avec moi, je dois bien leur rendre la pareille non ? Les tâches que je dois accomplir pour l’école varient selon le sujet. Parfois je me vois assigner exactement la même chose que les autres, parfois je dois juste remplir une version simplifiée d’un devoir, parfois je dois effectuer une recherche à propos d’un sujet bien typique (comme par exemple réaliser un sondage sur les friteries auprès des grosses bouffes de la Bande à Cromps).

Et en parlant de travail, oui j’ai du faire mes examens. En fait j’avais l’obligation d’y participer, sans pour autant garantir de résultats. J’ai du donc me rendre à l’école pour passer ces quelques… 3 examens. Dju, moi qui m’attendait à une abominable session  comme celle que j’avais eue en cinquième à Barvaux, je dois vous avouer que j’étais un peu incrédule quand j’ai reçu la grille horaire. Et encore, moi c’est pas le pire. Certains élèves n’ont du passer qu’un seul examen. Enfin bref, après tout cela, je me suis bien vite retrouvé à la cérémonie de fin d’année et ça y est, je suis maintenant en vacances !

Mon fantabuleux bulletin.

Mon fantabuleux bulletin

Être en vacances c’est trop génial non ? Bah oui et non. (Et oui, la vie c’est jamais tout noir ou tout blanc.) Les congés c’est cool parce que je ne dois pas me rendre à l’école, je n’ai aucune contrainte scolaire et je peux me consacrer à des activités plus ludiques. Le seul défaut, c’est que la moitié de mes amis, qui vivaient à l’internat sont retournés dans leurs petits patelins natals. Mais il y a de quoi s’occuper dans tous les cas, et ma liste de projet est plutôt bien remplie (projets qui, s’ils aboutissent, constitueront le chapitre suivant).

Vous n’êtes pas obligés de tout lire d’un coup. Prenez une pause !

Les Joies de la sobriété

Attendre mes 18 ans pour boire est un véritable défi. Bien sûr il y a toujours moyen de dégotter une bière ou l’autre pendant une guindaille, ou bien de trinquer avec mon père d’accueil… mais tout le reste est franchement déstabilisant. Fini les Goya ou autres René, qui refourgueraient une binouze à un gosse de 10 ans ! Ici, demander la carte d’identité est un réflexe presque inconscient du barman. Ah oui, et les boissons alcoolisées sont vendues dans des magasins spécialisés.

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Conc’s, tu me manques quand même un peu.

Tout cela nous amène à nous poser cette question fondamentale et peut être même métaphorique : si se mettre une guinche est une activité moins fréquente en Australie, comment donc s’occuper en weekend ?

1) Prendre la mer. (Même si techniquement, c’est pas nous qui prenons la mer.) C’est plutôt facile de piloter un bateau pour les Australiens. Bon, pas pour moi parce j’y suis pas autorisé, mais pour l’adolescent lambda, obtenir son permis de navigation est quelque chose de relativement aisé. J’aime beaucoup tout ce qui concerne la mer. Même les bêtes promenades en bateau sont cool de mon point de vue. Un autre hobby bien inhabituel (quoique plutôt ordinaire en Australie) que j’ai découvert est la pêche en mer. Rien ne vaut ce sentiment de satisfaction quand la ligne atteins l’endroit qu’on visait ou quand on arrive enfin à capturer un poisson… Bon, je conçois que l’attente peut parfois être (très) ennuyeuse, mais quand ça ne mort pas, tu peux toujours lancer la causette avec tes partenaires de pêche ou bien en profiter pour décapsuler une binouze. Une version alternative est le (la?) squidding, c’est à dire la pêche de calamars (et non la pêche au calamar, ce qui serait plutôt dégueulasse… quoique qui sait).
Et puis il n’y a même pas besoin d’un bateau, un kayak peut très bien faire l’affaire.  J’ai beaucoup d’amis qui vivent dans la marina de Port Lincoln et qui donc ont un accès direct sur la mer depuis leur maison.
Anecdote ! Il y a une semaine, j’ai pu me familiariser avec le concept de tempête maritime, lorsqu’un orage venant des terres nous a foncé dessus, alors que nous étions dans un canoë au beau milieu de la baie. J’exagère bien sûr, on ne s’est pas retrouvé au cœur du maelstrom, mais ce fut tout de même impressionnant d’admirer ces cumulonimbus menaçants planer au dessus de la ville, tandis que nous étions immobiles sur une mer d’huile; silencieuse et figée. Bien sûr il a fallu qu’on se barre pour éviter de se faire dégommer par la foudre , mais ce fut quand même une bonne expérience.

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Entre un touriste et un pêcheur : un pêriste !…

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… ou un toucheur

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Miam

2) Les activités de plage. Il y a quelques semaines, le temps s’est grandement amélioré. En conséquence, se rendre à la plage est devenu une activité habituelle voire quotidienne. Grosso modo, on retrouve trois grandes plages à Port Lincoln, chacune ayant une fonction différente.

Lincoln foreshore : c’est la plage qui s’étend le long de la ville. Simple d’accès et pas trop dangereuse. Le principal but est de se poser tranquilou sur la plage, ou bien d’aller nager quelques minutes. Techniquement, les gens ne devraient que dans une espèce de bassin clôturé.  En effet, ce petit enclos de 10m sur 15 est entièrement protégé contre les requins. Cependant, la possibilité d’une attaque en plein centre ville étant relativement improbable, les gens nagent un peu partout.

Fishery Bay (Fisheries) : c’est la plage de surf par excellence. Elle se situe à l’extérieur de la ville (20km de distance), donc il faut impérativement y aller en voiture. Les vagues y sont relativement puissantes et les eaux deviennent bien vite profondes. On y retrouve toutes les activités australiennes par excellence : surf, bodyboard, paddleboard… ainsi que nos amis à dents pointues.
Et tant qu’on y est : non je ne sais pas surfer. J’arrive à “prendre la vague” et à faire du bodyboarding (surf sur le ventre), mais de là à rester debout sur la planche, c’est un autre combat.

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Northshield : c’est une plage un peu spéciale. Elle est relativement peu fréquentée à cause de l’absence de profondeur de ses eaux. Genre il faut marcher 50 mètres pour avoir l’eau aux genoux et 50 autres pour qu’elle atteigne le haut des jambes. C’est un bon petit coin quand on veut être tranquille et juste faire bronzette, ceci-dit.

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3) Camping. Avec sa gigantesque densité de population de 3 habitants par kilomètre carré, l’Australie regorge d’endroit naturels, propices à la vie en plein air. De plus, la température moyenne (que ce soit de jour ou de nuit) n’est jamais réellement un problème et les swags, évoqués plus haut permettent de camper relativement léger. Néanmoins, personne ne se contente de juste rester la nuit dans un parc ou quoi, en général camper rime avec d’autres activités comme la baignade ou la pêche, la randonnée… L’endroit où l’on pratique le plus souvent cette activité est le parc national de Port Lincoln, qui se situe à seulement quelques kilomètres de la ville.
Paradoxalement, la saison idéale pour camper n’est pas l’été, pour une raison évidente:

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 La Vie de tous les jours

Ici, je vais un peu regrouper toutes les petites anecdotes de la routine et réflexions quotidiennes, intéressantes mais décidément trop anodines pour constituer une subdivision chacune.

La circulation à Port Lincoln : Franchement, je pense que le trafic au centre ville doit être une espèce de punition divine, j’ai pas d’autres mots. Les passages pour piétons sont inexistants (je crois qu’il y en a juste trois dans la ville entière). Il y a juste ces trous débiles dans le trottoir — trous dont tous les conducteurs semblent se foutre éperdument. Parfois, je me dis que j’ai de la chance d’être interdit de conduire… conduire c’est cool, mais quand les tournants se transforment en cauchemars, j’aime autant marcher (puis je déconne aussi, je sais pas conduire de toute façon, je suis incapable de démarrer une bagnole).

Technologie : J’ai anéanti un adaptateur sur les deux que j’avais. Par conséquent, j’ai longtemps été soumis à ce dilemme : Bon, je recharge mon ordi ou mon téléphone ? Bien sûr, j’aurais pu racheter un autre, mais l’idée ne m’a jamais effleuré le cortex. J’ai aussi dégommé mon appareil photo durant une promenade en bateau. Avec le recul, je suis content qu’il ne soit tout simplement pas tombé à la flotte comme mon fidèle S3 Mini (never forget). J’ai attendu deux mois avant d’en racheter un nouveau, ce qui explique pourquoi la qualité de certaines photos s’est retrouvée un peu dégueulasse diminuée entre-temps. L’avantage, c’est que j’ai gagné un adaptateur USB australien.

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Sans être extraordinaire, la qualité des photos se retrouve grandement améliorée.

Supermarchés : Vous vous souvenez des espèces de caisses robotiques que je vous avais montrées en tout début de blog  ? Bah en fait il parait que ça existe en Belgique aussi et que c’est pas si nouveau qu… En fait c’est génial et ça constitue un superbe moyen de me débarrasser de toute cette petite mitraille inutile, que j’accumule et qui double le poids de mon portefeuille. Le système est simple : il suffit d’acheter un petit article pas trop cher et de payer avec des pièces de 10 centimes.
Bon, je faisais déjà ça pendant les temps de midi libres avec la Bande à Part, où j’avais l’habitude d’acheter mes boulettes insipides et mon Ice Tea avec des pièces jaunes et rouges, mais, au vu de la tête que tirait habituellement la caissière, ça n’avais pas l’air de marcher aussi bien.

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Regardez-moi ce caddie méga badass, avec poignées et tout sisi

Mode : Avant, je crachais sur les tongs, les singlets et les shorts très courts, mais ça c’était avant. Prenons l’exemple du short. Avoir un dessous qui se finit bien au dessus des genoux, ça peut paraître ultra fragile en Belgique, mais en Australie, c’est totalement légitimé par la température. Ici, je porte souvent des trucs pour lesquels je me ferais certainement lynché en Belgique. Et ça doit faire un mois que je n’ai plus mis de long pantalon.

Sport : Avec le recul, jouer au football australien était vraiment un bon plan. Mes amis y jouaient également, les horaires étaient plutôt bien adaptés et mon incompétence sportive pouvait être excusée par le fait que je n’étais pas encore parfaitement initié aux règles. Je me suis retrouvé un peu perdu après la fin de la saison, mais je n’ai pas arrêté l’exercice pour autant !
Présentement, je joue au touch football. Ça consiste en une espèce de football américain sans contacts. Paradoxalement, c’est un sport très fatiguant et très exigeant au niveau des performances. Cela s’explique par le fait que l’absence de contact rend le jeu beaucoup plus nerveux et sprinter (en avant comme en arrière) constitue le cœur du sport. Honnêtement, je n’aime pas beaucoup mais je m’accroche néanmoins parce que le coach et mes coéquipiers sont sympas.

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En été, les Australiens jouent au cricket. C’est une espèce de baseball fait sous crack. Je ne vous explique pas les règles étant donné que je ne suis pas sûr de moi même les comprendre…

La nourriture : Je ne vais pas m’attarder des masses là dessus, si vous voulez plus d’infos sur les mets australiens, je vous renvois à la catégorie “nourriture” des précédents chapitres.

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La langue : Mon anglais commence tout doucement à faire effet. Même si mon expression orale est toujours un peu claudicante, ma compréhension à l’audition est au top de sa forme et comprendre ce que les gens disent n’est plus un problème. En général, ma capacité à parler une autre langue dépend de deux facteurs : ma situation personnelle et les paramètres extérieurs. De fait, si je suis fatigué ou malade, j’aurai plus de difficultés à me concentrer ; il en va de même si je me trouve dans un endroit brillant comme une fête ou un transport.
Un détail ultra chiant est que les conventions de ponctuation sont différentes en anglais. Alors qu’un espace est requis avant un point d’interrogation ou d’exclamation en français (maintenant vous saurez), la ponctuation anglaise est toujours collée au dernier mot de la phrase.

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Rien à voir mais : un paysage en hiver…

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…. et son équivalent l’été !

 University Trip

En Australie, la onzième année (équivalent de notre cinquième) est une période décisive pour l’avenir de l’étudiant. En effet, il est amené à choisir ses sujets pour l’année finale et donc en conséquence, son orientation professionnelle. Dans le but d’aider l’étudiant à prendre cette importante décision, St Joseph organise chaque année un voyage à Adélaide afin de visiter les trois universités principales de l’Australie Méridionale.

Pourquoi ai-je donc décidé de participer à un voyage qui d’emblée s’annonçait purement didactique ? Tout simplement parce que je voulais voir du paysage au lieu de rester seul chez moi pendant que tout le monde était en vadrouille.

Je vais vous passer les détails du voyage, vous connaissez à connaître la chanson et cet article s’étire déjà fâcheusement en longueur. Bref, après un ennuyant trajet en bus, nous nous sommes retrouvés à Adélaide pour quatre jours. Le voyage en lui-même s’est révélé étonnement amusant. En fait, le programme stipulait clairement qu’il y aurait une part importante de temps libre mais, plus branquignole que jamais, je n’avais pas pris la peine de m’en informer. En général les matinées étaient consacrées à la découverte d’universités (ça c’était les parties chiantes) et les après midi étaient consacrées au temps libre. Au niveau activités, on avait l’embarras du choix : shopping, cinéma, bowling, glandage, salle d’arcade, on a même pu se rendre dans un parc aquatique.
Avec quelques potes, nous sommes allés visiter le café belge du coin. Grosse déception, il n’y avait pas de mangeurs de frites dans le bar, seulement des étudiantes australiennes. Et sachant que, comme dit plus haut, sans carte d’identité tu vas nulle part, je me suis contenté de regarder sans toucher…

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Les Fêtes

Je terminerai cet article avec un petit chapitre sur la façon dont les locaux festoient. Quelque chose que je n’ai pas évoqué dans le chapitre précédent est le fait que presque tout soit privé en Australie. En effet, la notion de bal est quelque chose qu’on ne retrouve qu’en Belgique et ses environs. Payer pour rentrer dans un chapiteau et consommer des boissons vendues sur place est un principe bien inconnu, ici, à l’autre bout du monde. Ce caractère privé des fêtes locales a en général pour conséquence le fait qu’elles puissent être très réussies ou totalement foirées, ça dépend.
Avant toutes choses, quand je parle de fêtes, je parle de plutôt grosses soirées avec plus de 100 participants.

Le bordel (Halloween Party, 31/10). En général, la qualité d’une fête dépend de la compétence et du quotient intellectuel de l’hôte. J’avais en tête l’idée qu’aucune personne censée n’aurait l’idée de se mettre une méga mine et laisser sa propre fête sans surveillance, mais visiblement j’étais dans l’erreur…

Pourtant ça avait l’air prometteur, un chapiteau était prévu et les places étaient à réserver pour minimiser le nombre d’intrus. Bref le vendredi 31 octobre, je me suis donc rendu sur les lieux, revêtu de mon plus beau déguisement.

Australia (714)

 Tout se déroulait plutôt bien, certes la musique était un peu naze et les lumières pas top et je voyais rien avec ce masque, mais ça allait. Il y avait du monde, j’étais en train de rencontrer de faire des nouvelles connaissances… puis soudainement, plus de lumière et plus de musique : le générateur avait rendu l’âme. Et par surcroît, l’hôte avait eu la bonne idée de consommer des substances pas très nettes, et de comater dans une voiture, laissant sa fête sans surveillance.
Là, c’est vite devenu ingérable. Des vandales ont commencé à s’acharner sur le chapiteau, personne n’y voyait plus rien et, pour combler le tout, la pluie s’est invitée également. Bref en allant soulager un besoin naturel, l’humidité et la pénombre ambiante m’ont trébucher sur un fil barbelé. Je suis reparti à 1h du matin, juste après l’arrivée de la police (qui, elle, s’est révélée plutôt sympa). Au final je me suis quand même bien marré, malgré toute cette cascade d’incidents.

Australia (717)

Permettez moi de vous introduire Anaïs, la petite sœur de Paris.

La fête bien organisée (After Graduation Party, 29/11). Mais quand l’hôte possède plus de deux neurones en activité, celui-ci met en place toutes sortes de mesures pour garantir un max de sécurité et d’organisation. Ce qui fut le cas de la fête de fin d’année à laquelle je me suis rendu. Dire que j’en ai bavé pour trouver un ticket serait un euphémisme (même si j’avoue que commencer la recherche à la dernière minute ça n’aide pas).
Et là tout était top. Les boissons étaient bien mises en place, un dj était présent et il y avait des pains-saucisses gratuits ! Bref c’était bien agréable. Quelque chose que je salue est la camaraderie des gens, même bourrés. Beaucoup de personnes que je ne connaissais pas se sont présentées et j’ai même pu échanger des conversations censées avec les gens pas trop pions. (Même si la plupart d’entre eux se contentaient de me demander de parler en [insérer un langage aléatoire])
Avec le recul, je me rends compte que ce genre de comportement serait tout bonnement impossible en Belgique dans un bal. Imaginez un peu.

– Etudiant en échange : Bonjour, je viens de l’Australie, je suis heureux de rencontrer vous !
– Boris Lèclinvillage : Wesh qu’est-ce tu dis, tu m’connais pas tu m’parles.
– Kevin Borsachions : T’fé l’malin conard va.
– Anthony Taillez : Wé t’fé l’malin !

Toute une autre mentalité.

Eeeeeeeeeeeeeeeeeet voilà. On arrive à la fin de ce chapitre. Il m’en aura fallu du temps pour y parvenir. J’espère bien sûr que cela vous a plus et que la quantité de mots (5560) ne vous a pas rebutés. Comprenez bien qu’après vous avoir fait poireauter pendant deux mois et demi, je ne voulais surtout pas publier un article au contenu complètement bâclé voire anecdotique.

J’en profite pour vous faire part d’une espèce de projet encore dans son cocon. Vu que dans ce blog, je ne réponds pas forcément à toutes les questions, je me suis dit que ce serait cool d’organiser un article spécial F.A.Q. ou, qui sait, une vidéo à ce propos. Dites moi par message ce que vous en pensez, j’aimerais faire ça en fonction de la motivation générale.

Si tout va bien (je croise les doigts), je devrais reprendre le rythme d’un article par mois. Vous aurez remarqué l’absence d’un paragraphe sur les fêtes de fin d’année. Rien de plus normal, cela constituera le chapitre suivant.

Je vous laisse sur ces quelques mots qu’un jour un ami avisé m’a dits :

Fallait bien que je cadre quelqu’un, et j’allais pas me cadre moi-même : j’me vois déjà tous les jours.

Figure

http://www.youtube.com/watch?v=CoCyOX59bhI

Au revoir les gag !

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One thought on “Chapitre 4 : Un Nouvel Espoir

  1. Mon Gus!
    C’est avec beaucoup d’impatience que j’attends ton prochain chapitre même si ce somptueux chapitre 4 est et restera mon préféré! peut-être parce qu’il est agrémenté de beaucoup de photos. Tes vidéos sont bien entendu les bienvenues! D’ici là, profite et prends soin de toi! See you soon!! Mamounette.

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