Chapitre 5 : Les Vacances de Ducobu

 

 

frenssé

 

Il est de retour,

Pour vous jouer un mauvais tour.

Bonjour les amis, comment allez-vous ? Cet article, tel un épisode de What the Cut, est…— ah je l’ai déjà dit, j’me répète… En décembre j’étais déjà à la bourre, maintenant c’est pire. Désolé de vous avoir fait attendre trois mois. Je dois avouer que le temps est passé bien plus vite que je ne le croyais. Au moment-même où je peaufine cette introduction, le mois d’avril tend déjà vers sa fin.
Pour ne pas écrire un article à la longueur exagérée, j’ai décidé de vous parler uniquement des mois de décembre et janvier dans ce chapitre. Ne vous inquiétez pas, ceci-dit, la suite arrivera prochainement.

Ce chapitre aura donc pour principal sujet la suite de mes vacances d’été. Sans plus de blabla, entrons dans le vif d’or du sujet. Comme d’habitude, j’espère que la lecture de cet article vous plaira et que la décadence de mon français ne se fera pas trop remarquer.

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Le Fêtes de fin d’année

Comme vous le savez probablement tous, les saisons sont inversées en Australie. En effet, c’est pourquoi, durant ces derniers mois, j’étais en été, pendant que vous expérimentiez le blizzard hypothermique belge et le zéro absolu. Ainsi donc, célébrer les fêtes de fin d’année en été était une expérience pour laquelle je me réjouissais au plus haut point. Qui n’a jamais rêvé de passer Noël sur la plage avec un marcel, un bonnet rouge et une fausse barbe blanche ?

Noël

Il faut savoir qu’en Australie, l’anniversaire de Jésus est un vrai phénomène. Rien à voir avec l’enthousiasme modéré qu’on peut trouver un Belgique : ici, la fièvre de Noël s’empare des habitants dès la moitié de novembre, avec tout ce qui va avec évidemment: décorations dans les magasins, spots publicitaires bidons à la télé ou à la radio…

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La veillée de Noël fut plutôt modeste, je dois bien l’avouer. En fait, en Australie, c’est le jour de Noël en lui-même qui est important. Cela n’a pas empêché la veillée d’être sympathique, ceci-dit. L’ambiance de fêtes de fin d’année était au rendez-vous (même si la température extérieure abordait les 20 degrés à minuit) et la soirée m’a permis de renforcer mes liens avec les Barkers, ma famille d’accueil de l’époque.

Le jour de Noël fut plus trépidant.
En premier lieu, expulsons les points négatifs… ou plutôt LE gros point négatif : le temps. On m’avait souvent affirmé avec enthousiasme que mon premier “Hot Christmas” en Australie serait un choc blablabla….. Quelle déception quand, après m’être levé ce jour-là, j’ai constaté que le climat local était à peu près aussi déprimant qu’un jour de novembre en Belgique. Pluie, vent, température à la baisse (oui bon, 20 degrés c’est pas mal, mais quand on te promet 35 degrés, tu l’as un peu mal).

Voilà, c’était le point négatif. Même si l’envie de retourner pieuter me titillait quelque peu, j’ai quand même trouvé le courage de m’extirper de mes draps. Bien sûr, qui dit Noël, dit cadeaux. Ainsi, sous le sapin, j’ai trouvé quelques paquets qui — ô joie — m’étaient adressés. Qu’ai-je donc eu, me demanderez vous. J’ai reçu un rashy (t-shirt à mettre dans l’eau pour éviter de cramer), un boomerang et une boite de TimTam (#siropcontent). Après ce joyeux déballage, nous avons pris la route pour nous rendre au parc national, où nous avons dîné en compagnie des Proberts, des amis de ma famille d’accueil. Aux alentours de 14h, le temps a commencé à s’améliorer. Le ciel s’est éclairci et le thermomètre est  monté de quelques degrés.

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L’après midi, avec toute l’équipe, je m’y engage nous avons décidé de “parcourir les dunes”. Pour faire court, la course des dunes est une espèce de piste tout-terrain qui suit le contour de plusieurs collines sablonneuses. Le tout est plutôt amusant et se trouve dans dans le parc national de Lincoln. Après cette réjouissante journée, nous avons rapidement mangé quelques restes de la veille avant de nous diriger vers nos chambres respectives.

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Nouvel An

Beaucoup de fêtes étaient prévues pour l’année nouvelle, je les ai toutes loupées. Concrètement, tous ces rassemblements étaient censés avoir lieu dans de toutes petites stations balnéaires, à plusieurs dizaines kilomètres de Port Lincoln. Ne sachant pas exactement où aller et comment y aller, j’ai juste décidé de lâcher l’affaire et de fêter l’an neuf à Port Lincoln (#siroppaspersistant).

Pour rendre la soirée plus agréable Michael, mon papa d’accueil a décidé de mettre son bateau à l’eau. Pêche au calamar pour la Saint-Sylvestre, pourquoi pas ? Et ce fut une bonne idée. Après une partie de pêche, qui ne fut pas des plus fructueuses, nous avons décidé de remonter nos lignes et de parcourir la côte de Lincoln en bateau. Durant cette petite croisière improvisée, nous sommes tombés sur une raie dont l’envergure dépassait la largeur du bateau ! Préférant regarder cette scène unique avec mes vrais yeux réels, je n’ai malheureusement pas su prendre de photos pour prouver mes dires.
Bilan de la soirée : ce ne fut évidemment pas la guinche épique du nouvel an 2013-14 (♥), mais ce fut bien sympathique et agréablement dépaysant !

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“The driest state in the driest continent”

 

“M’ouais”. Voici le premier mot qui me vient à l’esprit pour décrire la première moitié du mois de janvier.
Pourquoi donc ? Le temps. Pas celui qui passe. Celui qu’il fait.
En effet, il m’est difficile de vous décrire à quel point ce début de janvier fut déprimant. Grisaille, orages estivaux, températures au rabais. Bref, les 40 degrés prévus n’étaient décidément pas au rendez-vous. Bon, je suis de mauvaise langue, on a quand même eu quelques journées avec des températures supérieures à 35 degrés, mais ces jours-là étaient très minoritaires. Après, la couleur du ciel n’est pas forcément importante, me direz-vous. C’est là qu’il faut prendre en compte le fait que Port Lincoln est une ville balnéaire. Cela veut dire que la quasi-totalité des activités disponibles sont relatives à la plage. Et donc, le problème est que, quand on n’a pas accès auxdites plages pour des raisons climatiques…
ben on s’emmerde.

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Petit aperçu du temps qu’il a fait durant la première moitié de janvier.

Quel déprimant paragraphe. Tout cela résonne bien négativement dans vos petites têtes. Mais bien entendu, ce ne fut que temporaire. Malgré une première moitié de janvier un peu tristounette, la seconde partie du mois a clairement relevé le niveau.

Back to Adelaide

Et oui. Encore une fois, mes pas (et surtout le 4×4 de mon papa d’accueil) m’ont porté vers la capitale de l’Australie Méridionale. Nous nous y sommes rendus pour une raison bien particulière : ma sœur d’accueil de l’époque, Ava était sur le point de démarrer une aventure similaire à la mienne : un échange en Suède.
Nous sommes donc allés à Adélaide afin de passer quelques jours en famille avant qu’Ava s’en aille vivre au pays des boulettes de rennes.

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Back on the road.

Ainsi, nous avons quitté Port Lincoln le dimanche 11 janvier. Préférant faire une pause après trois heures de route, nous avons passé la soirée à Cowell, petite ville située sur la côte Est de la Péninsule d’Eyre. Le lendemain fut moins amusant. En effet, bien qu’une partie du trajet fut écoulé la veille, il nous restait encore environ cinq cents kilomètres à parcourir. Cela-dit, la journée n’a pas totalement été perdue, étant donné que grâce à Mélanie, ma chère collègue étudiante en échange, j’ai pu obtenir des tickets pour aller voir le cricket !

Petite parenthèse sur le cricket ! Je suis persuadé de vous en avoir déjà parlé quelque part dans mon blog mais peut-être un peu trop brièvement. Le cricket est le sport d’été par excellence en Australie. Le principe est un peu similaire à celui du baseball : taper loin et courir bien pour accumuler des points.
Sans trop entrer dans les détails (que je ne suis pas sûr de maîtriser à 100%), le jeu est divisé en deux périodes. Durant la première période, une des deux équipes bat et court. L’autre équipe tente de limiter le nombre de points marqués par l’adversaire en essayant de gober les balles, ou de toucher le wicket — le wicket est une espèce de râtelier, qui permet d’éliminer un “attaquant”, si un “défenseur” parvient à le toucher à temps avec la balle (toucher le wicket, pas l’attaquant).

Je ne suis pas trop fan de ce sport, pour tout avouer, je trouve ça un peu ennuyant. Ceci-dit, regarder un match de league nationale dans le prestigieux Adelaide Oval était quelque chose que je ne pouvais tout simplement pas refuser ! Le match fut raccourci d’une mi-temps à cause des conditions climatiques, mais ce fut quand même un succès, avec toute une flopée de “4’s” (quand l’attaquant envoie la balle au delà des limites du terrain) et de “6’s”(quand la balle est envoyée dans le public).

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Pardonnez la qualité médiocroulasse de mon gsm.

Nous avons résidé pendant quatre jours dans un petit camping situé dans les collines d’Adélaide. Un joli petit endroit calme et paisible. Durant ces quelques jours, ma famille d’accueil et moi-même avons pu profiter de températures plus agréables et des activités citadines qu’on pouvait trouver sur place. J’ai pu également passer du temps dans le centre-ville avec mes amis étudiants en échange qui habitent dans les environs.

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Le camping en question.

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Un kangourou géant sur un vélo tout aussi géant. Y’a quoi de plus à dire ?

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Magnifique photo d’Adélaide la nuit, ruinée par la présence d’un être humain au milieu.

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Après quatre jours, nous avons dû dire au revoir à Ava. Le départ de ma sœur d’accueil fut pour moi une occasion unique d’assister au “jour J” d’un point de vue extérieur. J’ai pu comprendre en quelque sorte ce qu’a ressenti ma famille lorsque mon départ était imminent, ainsi que ce sentiment de “vide”, après le décollage de l’avion.

Cela dit, Ava n’était pas la seule à prendre l’avion ce jour-là…

Melbourne

Voilà pourquoi, bien que la première moitié de janvier fut un peu à désirer, mon moral est resté top. Remontons aux prémices du projet. Peut-être le savez-vous déjà, mais dans les environs de mai aura lieu ce qu’on appelle le “Rock and Reef”. Il s’agit d’un méga safari organisé pour les étudiant du Rotary Exchange Program. Le voyage débute à Adélaide et se termine à Sydney. Pour faire court, ça promet d’envoyer du pâté et je ne peux que m’en réjouir.
Cela-dit, tout aussi géant soit-il, l’itinéraire du safari ne comporte pas la ville la plus fantastique d’Australie, aka Melbourne.

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Voilà pourquoi, quelques mois auparavant, avec mon amie française Mélanie, nous avons commencé à nous renseigner sur les différentes façons de se rendre à Melbourne pour quelques jours. Voyager par nous même était une idée qui nous paraissait d’emblée excellente, mais qui, au final, s’annonçait difficile à réaliser pour plusieurs raisons. Primo, pour des raisons économiques évidentes. Les déplacement en Australie sont longs, mais surtout onéreux, comme je l’ai déjà mentionné dans mes précédents articles… sans compter le prix du logement sur place. Deuzio, pour des raisons temporelles. Le fait que nous soyons des -> étudiants <- en échange signifie que nous avons un quota de jours scolaires à remplir, visa étudiant oblige. Du coup, hors de question de voyager en période d’école. Et tertio, pour des raisons de sécurité. En Australie, le contrat du Rotary ne nous autorise pas à voyager seuls entre jeunes mineurs. D’où la nécessité pour nous de trouver d’adultes responsables voulant bien nous héberger — Rotariens de préférence.

Grâce aux efforts de Mélanie, qui a envoyé un email à la majorité des clubs Rotary de Melbourne, nous sommes finalement tombés sur un couple de Rotariens voulant bien nous héberger : Paul et Dawn Walton.

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Toute la bande.

Premier jour : Vol et Arrivée

Comme expliqué quelques paragraphes plus haut, j’ai quitté Adélaide seulement quelques heures après ma sœur d’accueil. Dans les alentours de 15h, j’ai retrouvé Mélanie à l’aéroport d’Adélaide. La compagnie aérienne avec laquelle nous étions censés voyager avait plutôt mauvaise réputation (retards, annulations…) mais, ce jour-ci, la mauvaise chance nous a épargnés. En effet, hormis un atterrissage plutôt secouant, aucun problème n’est venu perturber le vol.

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Étant donné que nous sommes arrivés à Melbourne dans les alentours de 17h, nous n’avons bien évidemment pas su faire grand chose le premier jour. Ceci-dit, nous avons pu faire connaissance avec notre charmante famille d’accueil. Leur maison se situait à peu près à 20 minutes du centre-ville. Afin de nous montrer un aperçu de la ville, Paul et Dawn nous ont emmené manger au restaurant. Melbourne de nuit est incroyable. Le centre urbain m’a beaucoup fait penser à celui des grandes métropoles américaines. Dans les alentours de 10h du soir, nous sommes rentrés à domicile, afin de profiter d’un peu de repos, pour la grosse journée qui nous attendait le lendemain.

En arrivant à Melbourne, je me suis rendu compte que j’avais oublié mon appareil photo à Adélaide…. C’est pourquoi, j’ai pris la décision de me passer d’appareil photo et de profiter de cette expérience de tout mon être, au lieu de perdre mon temps à prendre des captures, qu’au final je n’aurai jamais le temps de regarder et… — je déconne, j’ai emprunté l’appareil photo de mes hôtes, d’où la date en dessous des photos.

Deuxième jour : Tour de la Baie

Le deuxième jour, nous nous sommes levés dans les environs de 7h et demie et nous avons quitté la maison vers 9h pour nous diriger vers Geelong (deuxième ville de Victoria). Cette journée fut l’occasion de partir en road trip le long de la côte victorienne — plus précisément, le long de la baie de Port Philip. Pour vous aider à vous y retrouver, j’ai réalisé une petite carte avec mon incroyastique maîtrise de Paint.

itinéraire

Johnny Montage est dans la place

1) Melbourne. Point de départ.

2) Geelong. Il faut avouer que la deuxième ville de Victoria n’était pas des plus passionnante. Sans être ennuyante à mourir pour autant, cette petite bourgade (500 mille habitants lol), ne présente pas beaucoup d’intérêt pour de jeunes étudiants en échange dans notre genre, assoiffés d’aventure et de nouveautés. C’est pourquoi nous nous y sommes juste arrêtés pour avoir un aperçu de la ville et prendre quelques photos.

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3) Point Lonsdale. Cette petite ville possède l’un des plus beaux paysages côtiers de la région, je vous mets quelques photos, histoire de vous donner une petite idée.

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4-5) Queenscliff. Pour se rendre de l’autre côté de la baie, le meilleur (et seul) moyen est de prendre le ferry. En attendant ledit ferry, nous avons dîné dans un petit restaurant à proximité de la mer. Dans les environs de 14h, nous avons embarqué à bord de l’engin. Le trajet en ferry fut ma foi plutôt cool (le temps magnifique y était sans doute pour quelque chose).

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6) Sorrento. Il s’agit là d’une espèce de station balnéaire comparable à St Tropez, dans la mesure où, bien que la populace soit autorisée à y baguenauder quelques heures, la ville est dans son ensemble peuplée par des bourges. Faisant partie de ladite populace, nous y sommes restés environ une heure afin de faire un petit plongeon dans les eaux cristallines du coin.

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7) Mount Marta. Encore une petite ville. L’intérêt principal là-bas était le poste d’observation, qui permettait de voir le paysage à des kilomètres à la ronde.

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8) Pinguin Parade. La parade des pingouins — même si techniquement, en français, on devrait “manchots” mais tout le monde s’en branle — est une espèce de parc animalier dont la principale attraction consiste à regarder des pingouins rentrer à la maison. . Chaque jour, dans les environs de 21h, entre chien et loup, la foule s’assoit dans les gradins et assiste à l’arrivée de milliers de pingouins, en provenance de la mer. Le spectacle est vraiment impressionnant et vaut clairement la peine d’être vu. De nombreux touristes, venant de partout dans le monde étaient également présents pour y assister.

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Photographier les pingouins n’était pas autorisé. Ceci est une image venant d’internet.

Après cela, nous sommes retournés à Melbourne.

Troisième jour, Visite du centre

Journée un peu plus calme, cette fois-ci. Nous avons quitté la maison dans les alentours de 11h, pour nous rendre à l’Elizabeth Market, un marché où l’on trouve toutes sortes de goodies à bon prix. J’ai pu acquérir un nombre non-négligeable de souvenirs pour quelques pièces, une bonne affaire, donc, quand on considère les prix dans les arnaquoirs magasins spécialisés.

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Eeeet une photo aléatoire pour aérer le texteuh.

Après cela, nous avons visité le centre-ville, accompagnés de notre guide, Paul. Nous y sommes restés quelques heures, afin de profiter de l’animation et d’admirer l’architecture des bâtiments, tantôt dantesques, tantôt loufoques. Après la visite du centre, nous nous sommes dirigés vers la tour “Eureka”, le plus haut bâtiment de la ville. Le panorama là-haut était tout simplement à couper le souffle. Vous l’aurez deviné, la hauteur de du gratte-ciel en fait un parfait observatoire pour tout touriste désirant admirer les alentours de Melbourne. La vue s’étendait sur plusieurs kilomètres et allant du centre ville à la mer d’un côté, du centre ville à la campagne de l’autre. Nous avons même eu la possibilité de monter sur un petit “balcon” protégé par une clôture, pour avoir une petite impression de la température là-haut.

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Quatrième jour, Australian Open

Et oui, tout grand de tennis que je suis, je me devais d’aller y faire un tour !…

Bien sûr je déconne, je n’ai jamais vraiment affectionné ce sport, que je trouve un peu trop répétitif. Cela-dit, étant donné que Mélanie et moi nous trouvions sur place pendant le tournoi, nous avons décidé de réserver des billets bon marché pour pouvoir apprécier l’ambiance générale et rencontrer d’autres étudiants en échange par la même occasion. Quand je dis que les tickets était bon marché, ce n’était pas tant la dèche que ça en fait. Nous avions accès à la quasi-totalité du tournoi, ainsi qu’à la Hisense Arena, l’un des deux principaux courts. Le seul endroit auquel nous ne pouvions pas accéder était la Rod Laver Arena, c’est-à-dire l’autre principale arène de l’Australian Open (celle où tous les bons joueurs s’affrontaient haha).

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Ainsi donc, ce lundi matin-là, nous avons pris le train vers le centre-ville et, après nous être tous retrouvés à la gare, nous nous sommes rendus sur les lieux du tournoi. Nous étions 3 Belges (!), une Française, un Allemand, un Québécois une Taïwanaise et un Finlandais. Nous sommes arrivés relativement tôt dans la journée, avant la majorité de la foule, du coup, on a pu s’installer et se constituer un petit programme. Evidemment ledit programme ne volait pas bien haut et consistait pour la plupart du temps à regarder des matches aléatoires. Cela dit, nous avons pu voir Nadal s’entraîner et certains de la bande ont même pu admirer Djoko’ !

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Nadalidou

 

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Ce troll de Federer ne s’est jamais montré, ce jour-là. Vous pouvez admirer le désespoir sur le visage des fans. 

Avec mes deux compatriotes, nous avons été regarder le petit Goffin jouer pour des raisons de patriotisme évidentes. Après cela, nous nous sommes séparés et j’ai rejoint l’autre partie du groupe, qui était en train de regarder un match entre un Allemand et un Israélien (les supporters Israéliens étaient pions comme une partie de Monopoly, ce qui était bien marrant à regarder).

Cinquième jour, Great Ocean Road

La Great Ocean Road est une route panoramique qui borde une partie de la côte de Victoria (d’où le nom en fait). Il s’agit de l’un des endroits les plus populaires de l’Australie et j’étais foutrement bien content d’avoir l’opportunité d’y faire un tour.

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Cela-dit, bien que joli, le panorama n’avait rien d’exceptionnel, ressemblant plus à une route de la Côte d’Azur qu’à un véritable paysage australien. Cependant, ce qui fait la renommée de l’endroit, c’est son histoire riche et sa valeur symbolique. Sans trop entrer dans les détails, la Great Ocean Road a été construite en hommage aux soldats australiens morts en Europe pendant la Première Guerre mondiale. Elle a été mise en place, de surcroît, par des anciens de 14-18, ce qui leur a permis de se fixer un nouveau but dans leurs vies.

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La Great Ocean Road comporte un autre lieu notoire en son sein : les Douze Apôtres (Twelve Apostles). Il s’agit d’un monument naturel consistant en plusieurs stalagmites géants qui émergent de l’océan. Nous nous y sommes rendus en début d’après-midi et il nous a fallu quelques heures pour atteindre l’endroit ; comme quoi, comme le disent les locaux: “Victoria might be a small Aussie state but it’s still bloody big.” Sur les douze apôtres, seulement huit sont restés — ce qui n’empêche nullement la vue d’être grandiose.

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Sixième jour, Tourisme

Le sixième jour, on a glandé.

Non, je rigole. Le sixième jour fut une “visite libre” de la ville. Encore une fois, nous avons pris le train vers le centre-ville. Après être arrivés, nous avons retrouvé nos amis Mathieu (Canada) et Vincent (Allemagne). De là, nous sommes partis vers la grande bibliothèque de Melbourne/Victoria (parce que nous sommes des gens culturissimés). Ladite bibliothèque était plutôt intéressante, avec une architecture du tonnerre et un contenu en art ma foi bien captivant (ayant comme principal sujet l’Histoire australienne).

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La fameuse Flinders Station

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Après la visite, nous avons décidé de nous séparer temporairement, pour permettre à Mélanie d’assouvir ses envies de shopping. Sur l’initiative de Vincent et Mathieu, nous avons décidé de visiter une ruelle de la ville dédiée au tag. Pour ce faire, nous avons pris le tram, ce qui était plutôt classe (et gratuit dans le centre — et aussi climatisé). Ensuite, nous nous sommes rendus vers une autre rue taguée, cette fois-ci bien plus populaire — sans doute dû à la qualité des graffitis en question. Je vous laisse quelques échantillons.

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Après avoir mangé chez Hungry Jack (l’équivalent de Burger King, oui oui, pas bon je sais), et après s’être promenés une heure de plus en ville, nous avons retrouvés Mélanie, puis nous sommes partis faire un tour dans une espèce de musée/centre culturel dont j’ai oublié le nom. On a pu y trouver quelques pièces d’art fort bien intéressantes.

Après cela, nous sommes partis visiter The Shrine of Rememberance, l’un des monuments de guerre les plus connus d’Australie. A la fin de la visite, nous sommes partis manger une glace (un yaourt glacé, pour être précis), puis nous avons décider de dire à bientôt aux petits gars de Melbourne, et nous sommes repartis dans notre maison d’accueil.J-6 (157)

Le soir-même, nous sommes allés à une réunion du rotary club local pour y réaliser une mini présentation. Je vous passe les détails pour ne pas vous endormir — je plaisante, c’était pas si mal.

Dernier jour, Retour

Au final, nous avons du dire au revoir aux deux fabuleuses personnes qui nous ont logés. Il est difficile de vous retransmettre par écrit à quel point nous nous sentions reconnaissants à l’égard de ces deux rotariens qui ont pris la décision de nous héberger et de nous faire visiter Victoria, ceci sans rien demander en retour. L’après midi du dernier jour, nous avons finalement repris l’avion en direction d’Adélaide.
Une fois arrivé là-bas, j’ai dit à bientôt à Mélanie et je me suis envolé de mon côté, vers les côtes dorées de Port Lincoln.

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Bilan

Mon impression générale de Melbourne ? Géant ! Il s’agit de l’une des plus belles villes que j’ai visitées pour l’instant (même si, concrètement, je n’en ai pas visité tant que ça). La capitale de Victoria possède de nombreuses qualités indéniables, telles que l’architecture, la multitude de cultures différentes, les transports en commun (trams !), l’animation… tout cela créé une ambiance unique et très dynamique, ce qui rend la ville plus marquante et plus “vraie”.

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Deuxième Changement de famille

Je suis rentré à Port Lincoln le 22 janvier, le 23 j’ai déménagé. Heureusement, nous avions prévu le coup en emballant mes bagages deux semaines à l’avance (avant de partir pour Adélaide). Avec le départ d’Ava et le mien, les Barkers se retrouveraient donc à deux seulement. C’est pourquoi dire au revoir à ma famille d’accueil fut particulièrement difficile et émouvant.

Ma nouvelle famille — les Francos — est constituée du papa (John), de la maman (Kathryn), de mes deux sœurs d’accueil (Tijana et Grace) et du Jack Russel (Rosie). . Bien sûr, il y a trois mois (trois mois bordel…), je n’étais pas des plus chauds, étant donné que le processus de changement n’est pas le meilleur du monde… cela-dit, au final, je suis encore tombé sur une famille sympa et attentionnée, ce qui fait qu’il ne m’a pas fallut très longtemps avant de trouver mes repères.

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Photo datant de début avril.

 

Tuna Rama

Tuna Rama est le festival annuel de Port Lincoln. On y retrouve tous les ingrédients typiques d’une bonne vieille kermesse: malbouffe, activités bizarres, prolifération de barakies et fun.

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Le premier jour était dédié à la parade. Ladite parade était constituée de chars représentants les différentes entreprises et organisations de Port Lincoln. J’y ai également participé en défilant à bord de la voiture du Rotary. 

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Vue à la première personne.

 

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Le deuxième jour était consacré à toutes les activités bizarres évoquées plus haut. Premièrement, on a eu droit à la finale de Tuna Tossing, une activité consistant à lancer un thon en plastique le plus loin possible. Ensuite, il y a eu le concours de Miss & Mister Tuna Rama, avec 6 participantes et… 2 participants du côté homme.

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Course de bateaux faits-maison. Seulement une embarcation est restée à la surface jusqu’à la fin haha.

 

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Des centaines de personnes en provenance d’Australie (et même d’ailleurs) viennent chaque année pour s’essayer au Tuna Tossing.

Rentrée

La rentrée a eu lieu juste le lendemain et… oh, mais qu’entends-je ?

Sirop, les lecteurs sont fatigués, il est temps de terminer l’article.

Oh non carte-mère, pas déjà maintenant tout d’suite ! Ah, quelle crotte de bique cette carte-mère..

Voilà, on arrive vers la fin du chapitre. J’ai bien sûr beaucoup d’autres histoires à vous raconter, mais le reste du trimestre (de fin janvier à fin avril), vous sera narré en détail dans le prochain article.

Parce que, pour reprendre les paroles de ce grand homme,

“On fait c’qu’on peut, pas c’qu’on veut.”

Potter.

Sinon, à part ça ?

De mon côté, tout va bien. Je suis en vacances de Pâques et je suis déjà dans ma quatrième famille. Je m’apprête pour le “Rock and Reef”, qui s’annonce d’emblée plus que géant.

Merci de me suivre et surtout, merci de votre patience. J’espère que cette lecture vous a plu et que tout va bien en Belgique. La suite arrive bientôt sous peu ! Au plaisir de vous revoir bientôt, les amis ! 

Bisous les gag. ♥

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Chapitre 4 : Un Nouvel Espoir

 

 

François

Il y a pas si longtemps, dans un pays lointain, très lointain…

♫ TAAAAMTADADAAM ♫

♪ TADALATATATATATATALATATATTATATTADATATAD ♪

♫ TATATATAATAAAATATATATAAAAAAAAAAM ♫

♫ TATATATAATAAAAAAAAAM ♫

♫ TATATATATAAAAAAAAAAAAAM ♫

 final emeus wars

 

[Edit 1] J’étais censé publier l’article quelques jours après la sortie du fameux teaser.

[Edit 2 ] J’ai passé une après midi entière sur cette intro inutile… Je crois comprendre pourquoi je suis toujours à la bourre.

[Edit 3] Oui je sais, il y a une faute dans l’image, l’orthographe correcte devrait être “Emus Wars”… Honnêtement j’ai pas eu le courage de virer le “e”, j’espère que vous me pardonnerez cette petite imperfection…

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Ainsi donc: BONJOUR LES AMIS, c’est le retour du blog qui vous aura fait plus attendre que le dernier What the Cut ! Comment allez-vous ? Bien sûr, vous pétez certainement la forme, en cette période festive, propice à la fraternité et la camaraderie !

Bon, commençons par le commencement. Je suis méga heureux d’enfin trouver du temps et de la motivation pour vous narrer mes péripéties. Mais d’abord, comme je l’ai dit il y a quelques jours semaines sur facebook :

“Je tiens à m’excuser pour le relatif manque de nouvelles, ces quelques dernières semaines (messages ou snaps non-répondus, et bien sûr l’absence totale d’informations concernant le chapitre 4 du blog).
En deux mots: je viens de sortir d’une période plutôt fastidieuse, mélangeant changement de famille et nouvelles occupations, le tout saupoudré de ces fantabuleux examens. Bref, c’était la dèche.”

Augustin Vincent Mathieu, 30 novembre 2014

En gros, voici les raisons de ce délai quelque peu imposant. Si l’on prend en compte tous ces critères, et qu’on les superpose à ceux que j’ai précédemment expliqués (je vous renvois au chapitre 3), sans compter le fait que j’ai carrément perdu un tiers de mon travail suite à une mauvaise manipulation (merci la super sauvegarde automatique de wordpress, qui s’active une fois toutes les dix heures), ben on obtient tout un tas de facteurs qui pourraient éventuellement justifier un tel retard.

Du coup, passons à la suite ! Qu’ai-je donc fait et découvert ces deux derniers mois ?
Amis de la brièveté et des résumés, au revoir.

Weekend in Maitland

Pour vous donner une petite idée de mon taux de bourritude, ce weekend a eu lieu il y a PLUS DE DEUX MOIS, soit durant les dernières vacances. Ça fait beaucoup de temps en arrière.

Avant de commencer : leçon de géo !

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C’est pas des plus jolis, je sais.

Port Lincoln fait partie de la Péninsule de l’Eyre, ce qui correspond au “1” entouré. Maitland, quant à elle, est une ville sur le péninsule de Yorke (cette dernière correspond au “2” sur la carte).
Voilà, maintenant que vous êtes familiarisés avec la géographie locale, je peux maintenant vous expliquer où je veux en venir :

C’est loin. C’est très loin. Il doit bien y avoir 600km entre les deux villes. Et c’est loooooong.

Ce jour là, j’ai voyagé non pas en voiture, mais en bus. Honnêtement ce n’était pas si terrible, je commence à être immunisé contre ces voyages ennuyeux. Je me suis occupé comme je pouvais pour l’aller et j’ai même réussi à pioncer quelques minutes (ce qui est un exploit en soi, pour quelqu’un comme moi, incapable de dormir en position assise).

Pour tout expliquer, le weekend était une espèce de “team building” pour les étudiants du district. Bon, on était que 5 mais j’en garde réellement un très bon souvenir. Les activités étaient bien sympatoches, les Rotariens de Maitland, qui nous logeaient, l’étaient encore plus, et même quand on glandait on se marrait bien.

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Donc, vendredi soir, après un trajet aller plus ennuyeux qu’éprouvant, nous sommes arrivés à Black Point (sorte de petite station balnéaire), dans une superbe maison de vacances avec accès direct à la plage. Je peux vous dire que même s’il était 6h du soir et qu’il faisait un peu froid, on s’est retrouvé dans l’eau en moins de temps qu’il ne faut pour dire “Putsch”. Après le repas, nous avons décidé avec Pascal (l’autre garçon) de dormir à la belle étoile dans un swag.

Swag est un ancien mot australien signifiant “bagage, butin”. De nos jours, en plus de son autre définition (sur laquelle je ne m’attarderai pas), ce mot sert à désigner une espèce de mélange entre une tente et un sac de couchage, utilisé dans le but de camper “léger”. On y retrouve deux couches de protection : tout d’abord, un moustiquaire, qui protège des insectes et autres salopperies et ensuite, une couche supérieure, qui permet de conserver la chaleur, ainsi qu’une relative pénombre quand le soleil se montre. En gros, si vous voulez regardez les étoiles ou la lune – ce que j’ai fait – il vous suffit de laisser le moustiquaire et, quand vous êtes prêts à dormir, il est recommandé de refermer la protection extérieure pour éviter d’avoir à affronter la fraîcheur de l’aube.

... Surtout qu'en fait j'avais pensé à prendre une photo sur le moment même, chose que je viens de me rappeler 10 minutes avant de publier cet article.

Une image vaut mieux que mille discours.

Le lendemain, on s’est retrouvé dans une ferme australienne bien classique (au milieu de nulle part, champs immenses, machines gargantuesques). Ce fut l’occasion pour nous de s’essayer à la tonte de mouton ! En fait, c’est plus compliqué qu’il n’y parait. Après avoir fait basculer l’animal avec une espèce de prise de judo, il faut le traîner vers le lieu de la tonte et le raser avec la machine. Bon, dit comme ça, ça a l’air un peu barbare, mais je vous assure que si on fait attention, tout se passe très bien et le mouton s’en sort indemne. A mon avis celui dont je m’occupais a dû capter mon appréhension parce qu’il m’a tenter de m’asséner un kick au tibia gauche (c’est réactif, un mouton).

Le thème de l’après midi était la plage. On avait du s’arranger entre nous pour choisir deux activités maritimes (ce qui était relativement facile étant donné que nous n’étions que 5). La première activité était la voile, la seconde le  kneeboarding. Faire de la voile, ce n’est pas bien compliqué, c’est juste une question de réactivité par rapport au vent et au changement d’équilibre. Tout se déroulait  plutôt bien mais on a quand même réussi à faire basculer l’embarcation, ce qui m’a fait tomber à l’eau comme un bouffon. Pascal, quant à lui, s’est arrangé pour escalader la coque et se percher tant bien que mal au sommet. Ceci-dit, on a quand même réussi à remettre la voile dans sa position initiale. Ensuite vint le changement d’activité. Le kneeboarding est une activité nautique qui consiste à rester à genou sur une planche pendant qu’on se fait tracter par un bateau. C’est un peu le ski nautique du débutant (ah oui, j’ai également volé à la flotte).

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Ce n’était pas bien évident de capter ce que le moniteur disait.

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Bref, après ces deux jours fort bien chargés, il était temps pour moi de reprendre la route. Le trajet ne s’est pas fait en, une fois. En fait, pour tout expliquer, si j’avais tout fait d’un coup, je serais arrivé à Port Lincoln exagérément tard, ce qui franchement ne m’intéressait pas. Du coup, j’en ai profité pour visiter et passer la nuit dans la petite ville de Port Pirie. La bourgade en elle-même est très similaire à la Port Lincoln, si on enlève la mer. J’ai passé la nuit chez Annette, conseillère de Diane, une autre étudiante en échange du district. L’accueil était super et pour combler le tout, nous avons dépoussiéré une vieille Nintendo 64 pour jouer à Mario Kart avec Craig, le mari d’Annette. Bref, après tout cela, je me suis à nouveau retrouvé dans le bus. Mais – surprise! – des potes de l’école faisaient le même trajet, comme quoi, It’s a small world.

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Port Pirie

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Ce pont s’appelle “The Bridge to Nowhere”. C’est un méga pont en béton qui donne sur… un terrain vague. En gros c’est l’inutilité du siècle. Et genre y’a même des feux rouges et tout ! Je me marre encore en essayant de m’imaginer l’état de pioncitude de l’architecte quand il a fait les plans.

Le lendemain, l’école recommençait.

Le Changement de Famille

Après mon retour, la réalité m’a frappé tel un coup de poing au bal à Petit Han de merde pire bal de ma vie : j’étais sur le point de changer de famille d’accueil. Pour être honnête, c’était entièrement sorti de mon esprit et de mes préoccupations.

Mais le passage du temps est inaltérable et une semaine et demi plus tard, j’ai quitté la maison des Stensons pour celle des Barkers. Le changement en lui-même ne s’est pas passé aussi bien qu’il ne l’aurait dû. Cela à cause de la “perte” de mon passeport, que j’ai retrouvé une heure plus tard dans un endroit pourri. Finalement, hormis ce fâcheux imprévu, l’emménagement s’est bien déroulé et, bien que ma nouvelle maison soit maintenant bien plus petite que la précédente, je m’y suis plutôt bien installé. Ma famille d’accueil est également top et très active. Ils ont même un chien ainsi qu’un canari pouvant s’avérer parfois souvent toujours très ennuyeux.

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De gauche à droite : Michael, Lynne, Ava, Gussi

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Ça, c’était à l’époque où je trouvais encore le canari cool.

J’en profite pour faire une digression à propos du Youth Exchange Program. Le fait de faire vivre l’étudiant (aka moi) dans plusieurs familles différentes est décidément une foutrement bonne idée. Bon évidemment j’enfonce des portes ouvertes, tout le monde est déjà au courant de ce que je vais dire mais bon, allons y quand même!

Tout d’abord, ça permet de ne pas s’attacher de trop à une famille. Dit comme cela, ça a vraiment l’air d’être la raison du gros conard égoïste mais je m’explique : c’est déjà difficile de devoir quitter une famille au bout de trois mois, vous vous imaginez après un an ?

Ensuite, bien sûr, ça permet de découvrir d’autres façons de vivre dans un même pays. Et là y’a pas photo, le contraste entre les deux premières familles d’accueil est flagrant. D’un ménage très riche, je suis passé à une famille dans la moyenne, ce qui n’est en aucun cas un défaut. Étant moi-même issu de la classe moyenne je peux retrouver certains repères que je n’avais pas chez les Stensons. Par exemple, avoir sa propre salle de bain, c’est très cool, mais je sais pas, je trouve ça un peu déprimant. Après y’a pas vraiment de meilleure ou de pire famille, moi tant que je suis avec des gens sympas, je pourrait vivre dans une caravane et faire dodo dans le fauteuil pendant trois mois (ce qui ne sera évidemment pas le cas, je vous rassure. 😛 )

Puis on découvre aussi d’autres règles et façons de penser, qui semblent bizarres au début, mais qu’on finit toujours par comprendre après coup. C’est bizarre, pourquoi la radio reste allumée toute la journée alors que le wifi doit être coupé la nuit? Ben c’est simple, éteindre le wifi, c’est pour des raisons évidentes d’économies d’énergie. Quant à la radio, c’est pour permettre au canari d’avoir un truc à écouter pendant la journée. Sans ça, il criaillerait encore plus en soirée. Logique, me direz-vous, mais dans ce cas pourquoi ne pas s’en débarrasser en le donnant à bouffer au chat du vois… ok j’arrête.

[Edit] Vous remarquerez que je parle d’anecdotes anodines voire un peu insignifiantes. Bien sûr j’aurais pu illustrer par des situations plus concrètes, mais j’estime que cela toucherait un chouia trop à la vie privée des familles en question.

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Pour aérer un peu le texte, je poste cette image qui montre mon talent indescriptible d’ouvreur d’huîtres.

L’École

Oui, cette catégorie revient souvent, c’est normal. De la même manière que salutcestcool est le fil rouge de ce blog, l’école est en quelque sorte le fil rouge de mon échange.

Il faut bien comprendre qu’à mon arrivée, l’école était un des seuls moyens que j’avais pour trouver des potes (avec le football). Du coup, d’août à fin septembre j’étais toujours terriblement stressé et j’avais en permanence l’impression de me foirer. J’avais souvent des pensées débiles du genre “Oh mon dieu, il aurait pu me passer la balle, mais il l’a passé à son pote ! Horreur.” ou “Oh merde, elle a pas souri quand je lui ai demandé une feuille de papier ! Malédiction, je suis détesté. Je suis condamné à mourir de solitude.” Il m’a fallu à peu près deux mois pour me rendre compte que c’était stupide et que je me mettais la pression pour rien.

Parce qu’après coup, l’école, c’est plutôt pas mal. J’y vais la tête libre de toute préoccupation scolaire et je découvre ce que chaque journée me réserve. Les élèves sont franchement sympas, même ceux de l’année suppérieure, qui n’hésitaient pas à m’aider quand je m’égarais.
Bon, je dois avouer que l’école en elle-même comporte certaines règles un peu strictes comme l’interdiction de gsm pendant les heures scolaires (même pendant les récrés), l’interdiction de tout contact physique (bisous, accolades ou même tacles) ainsi qu’une intransigeance totale quant au respect de l’uniforme. Adieu l’ISC Barvaux et ses donzelles de 14 ans en décolleté, ses no-life’s qui passent leurs temps de midi sur Temple Run 2 et ses couples qui se bécotent pendant la récré de 14h30. Ouais les gars, à l’avenir vous y réfléchirez à deux fois avant de vous plaindre de votre école.

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Je garde définitivement cuisine l’année prochaine.

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Après la publication de cet article dans le journal local, j’ai commencé à avoir une fan base constituée de gosses de primaire..

MAIS ceci dit, le personnel de St Joes est relativement sympa, les profs sont compréhensifs et accueillants, le personnel de l’école est franchement amical et je suis devenu un VIP à la réception (en même temps, je m’y rends au moins une fois par semaine, pour des détails souvent pas très importants). Petite anecdote pour vous montrer à quel point ils sont cool.

Il y a un mois, j’ai totalement loupé la réservation des photos de classe. Dans l’ignorance la plus totale, je me rends à la réception pour leur demander comment je pourrais bien les obtenir. Là, on m’annonce que c’est trop tard, les ventes sont déjà clôturées… Cependant ils me demandent de leur passer ma clé usb. Bah Figurez-vous que le lendemain, j’avais la photo de classe gratos dans ma clé usb. (Moi je trouve ça démentiel.)

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Voilà à peu près à quoi correspond l’horaire quotidien.

Ça change quand même du gros bordel qu'étaient nos photos de classe en Belgique.

Les p’tits gars de ma classe.

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J’avais encore ma coupe de cheveux belge à l’époque…

On me demande souvent si je travaille beaucoup à l’école. La réponse est “oui et non”. Waw, super comme réponse hein ? Je m’explique. D’un côté, quoiqu’on y fasse, un étudiant en échange reste un étudiant en échange. Je ne dois pas effectuer autant de travail scolaire que mes compatriotes, quand je suis fatigué, j’ai une fâcheuse tendance à glander en classe et, de toute évidence, je ne perdrai jamais du temps à étudier à la maison pour un contrôle alors qu’il y a plein d’autres choses que je pourrais faire à la place. Cependant, d’un autre côté, j’essaie quand même de bosser un peu. Les profs sont super sympa avec moi, je dois bien leur rendre la pareille non ? Les tâches que je dois accomplir pour l’école varient selon le sujet. Parfois je me vois assigner exactement la même chose que les autres, parfois je dois juste remplir une version simplifiée d’un devoir, parfois je dois effectuer une recherche à propos d’un sujet bien typique (comme par exemple réaliser un sondage sur les friteries auprès des grosses bouffes de la Bande à Cromps).

Et en parlant de travail, oui j’ai du faire mes examens. En fait j’avais l’obligation d’y participer, sans pour autant garantir de résultats. J’ai du donc me rendre à l’école pour passer ces quelques… 3 examens. Dju, moi qui m’attendait à une abominable session  comme celle que j’avais eue en cinquième à Barvaux, je dois vous avouer que j’étais un peu incrédule quand j’ai reçu la grille horaire. Et encore, moi c’est pas le pire. Certains élèves n’ont du passer qu’un seul examen. Enfin bref, après tout cela, je me suis bien vite retrouvé à la cérémonie de fin d’année et ça y est, je suis maintenant en vacances !

Mon fantabuleux bulletin.

Mon fantabuleux bulletin

Être en vacances c’est trop génial non ? Bah oui et non. (Et oui, la vie c’est jamais tout noir ou tout blanc.) Les congés c’est cool parce que je ne dois pas me rendre à l’école, je n’ai aucune contrainte scolaire et je peux me consacrer à des activités plus ludiques. Le seul défaut, c’est que la moitié de mes amis, qui vivaient à l’internat sont retournés dans leurs petits patelins natals. Mais il y a de quoi s’occuper dans tous les cas, et ma liste de projet est plutôt bien remplie (projets qui, s’ils aboutissent, constitueront le chapitre suivant).

Vous n’êtes pas obligés de tout lire d’un coup. Prenez une pause !

Les Joies de la sobriété

Attendre mes 18 ans pour boire est un véritable défi. Bien sûr il y a toujours moyen de dégotter une bière ou l’autre pendant une guindaille, ou bien de trinquer avec mon père d’accueil… mais tout le reste est franchement déstabilisant. Fini les Goya ou autres René, qui refourgueraient une binouze à un gosse de 10 ans ! Ici, demander la carte d’identité est un réflexe presque inconscient du barman. Ah oui, et les boissons alcoolisées sont vendues dans des magasins spécialisés.

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Conc’s, tu me manques quand même un peu.

Tout cela nous amène à nous poser cette question fondamentale et peut être même métaphorique : si se mettre une guinche est une activité moins fréquente en Australie, comment donc s’occuper en weekend ?

1) Prendre la mer. (Même si techniquement, c’est pas nous qui prenons la mer.) C’est plutôt facile de piloter un bateau pour les Australiens. Bon, pas pour moi parce j’y suis pas autorisé, mais pour l’adolescent lambda, obtenir son permis de navigation est quelque chose de relativement aisé. J’aime beaucoup tout ce qui concerne la mer. Même les bêtes promenades en bateau sont cool de mon point de vue. Un autre hobby bien inhabituel (quoique plutôt ordinaire en Australie) que j’ai découvert est la pêche en mer. Rien ne vaut ce sentiment de satisfaction quand la ligne atteins l’endroit qu’on visait ou quand on arrive enfin à capturer un poisson… Bon, je conçois que l’attente peut parfois être (très) ennuyeuse, mais quand ça ne mort pas, tu peux toujours lancer la causette avec tes partenaires de pêche ou bien en profiter pour décapsuler une binouze. Une version alternative est le (la?) squidding, c’est à dire la pêche de calamars (et non la pêche au calamar, ce qui serait plutôt dégueulasse… quoique qui sait).
Et puis il n’y a même pas besoin d’un bateau, un kayak peut très bien faire l’affaire.  J’ai beaucoup d’amis qui vivent dans la marina de Port Lincoln et qui donc ont un accès direct sur la mer depuis leur maison.
Anecdote ! Il y a une semaine, j’ai pu me familiariser avec le concept de tempête maritime, lorsqu’un orage venant des terres nous a foncé dessus, alors que nous étions dans un canoë au beau milieu de la baie. J’exagère bien sûr, on ne s’est pas retrouvé au cœur du maelstrom, mais ce fut tout de même impressionnant d’admirer ces cumulonimbus menaçants planer au dessus de la ville, tandis que nous étions immobiles sur une mer d’huile; silencieuse et figée. Bien sûr il a fallu qu’on se barre pour éviter de se faire dégommer par la foudre , mais ce fut quand même une bonne expérience.

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Entre un touriste et un pêcheur : un pêriste !…

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… ou un toucheur

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Miam

2) Les activités de plage. Il y a quelques semaines, le temps s’est grandement amélioré. En conséquence, se rendre à la plage est devenu une activité habituelle voire quotidienne. Grosso modo, on retrouve trois grandes plages à Port Lincoln, chacune ayant une fonction différente.

Lincoln foreshore : c’est la plage qui s’étend le long de la ville. Simple d’accès et pas trop dangereuse. Le principal but est de se poser tranquilou sur la plage, ou bien d’aller nager quelques minutes. Techniquement, les gens ne devraient que dans une espèce de bassin clôturé.  En effet, ce petit enclos de 10m sur 15 est entièrement protégé contre les requins. Cependant, la possibilité d’une attaque en plein centre ville étant relativement improbable, les gens nagent un peu partout.

Fishery Bay (Fisheries) : c’est la plage de surf par excellence. Elle se situe à l’extérieur de la ville (20km de distance), donc il faut impérativement y aller en voiture. Les vagues y sont relativement puissantes et les eaux deviennent bien vite profondes. On y retrouve toutes les activités australiennes par excellence : surf, bodyboard, paddleboard… ainsi que nos amis à dents pointues.
Et tant qu’on y est : non je ne sais pas surfer. J’arrive à “prendre la vague” et à faire du bodyboarding (surf sur le ventre), mais de là à rester debout sur la planche, c’est un autre combat.

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Northshield : c’est une plage un peu spéciale. Elle est relativement peu fréquentée à cause de l’absence de profondeur de ses eaux. Genre il faut marcher 50 mètres pour avoir l’eau aux genoux et 50 autres pour qu’elle atteigne le haut des jambes. C’est un bon petit coin quand on veut être tranquille et juste faire bronzette, ceci-dit.

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3) Camping. Avec sa gigantesque densité de population de 3 habitants par kilomètre carré, l’Australie regorge d’endroit naturels, propices à la vie en plein air. De plus, la température moyenne (que ce soit de jour ou de nuit) n’est jamais réellement un problème et les swags, évoqués plus haut permettent de camper relativement léger. Néanmoins, personne ne se contente de juste rester la nuit dans un parc ou quoi, en général camper rime avec d’autres activités comme la baignade ou la pêche, la randonnée… L’endroit où l’on pratique le plus souvent cette activité est le parc national de Port Lincoln, qui se situe à seulement quelques kilomètres de la ville.
Paradoxalement, la saison idéale pour camper n’est pas l’été, pour une raison évidente:

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 La Vie de tous les jours

Ici, je vais un peu regrouper toutes les petites anecdotes de la routine et réflexions quotidiennes, intéressantes mais décidément trop anodines pour constituer une subdivision chacune.

La circulation à Port Lincoln : Franchement, je pense que le trafic au centre ville doit être une espèce de punition divine, j’ai pas d’autres mots. Les passages pour piétons sont inexistants (je crois qu’il y en a juste trois dans la ville entière). Il y a juste ces trous débiles dans le trottoir — trous dont tous les conducteurs semblent se foutre éperdument. Parfois, je me dis que j’ai de la chance d’être interdit de conduire… conduire c’est cool, mais quand les tournants se transforment en cauchemars, j’aime autant marcher (puis je déconne aussi, je sais pas conduire de toute façon, je suis incapable de démarrer une bagnole).

Technologie : J’ai anéanti un adaptateur sur les deux que j’avais. Par conséquent, j’ai longtemps été soumis à ce dilemme : Bon, je recharge mon ordi ou mon téléphone ? Bien sûr, j’aurais pu racheter un autre, mais l’idée ne m’a jamais effleuré le cortex. J’ai aussi dégommé mon appareil photo durant une promenade en bateau. Avec le recul, je suis content qu’il ne soit tout simplement pas tombé à la flotte comme mon fidèle S3 Mini (never forget). J’ai attendu deux mois avant d’en racheter un nouveau, ce qui explique pourquoi la qualité de certaines photos s’est retrouvée un peu dégueulasse diminuée entre-temps. L’avantage, c’est que j’ai gagné un adaptateur USB australien.

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Sans être extraordinaire, la qualité des photos se retrouve grandement améliorée.

Supermarchés : Vous vous souvenez des espèces de caisses robotiques que je vous avais montrées en tout début de blog  ? Bah en fait il parait que ça existe en Belgique aussi et que c’est pas si nouveau qu… En fait c’est génial et ça constitue un superbe moyen de me débarrasser de toute cette petite mitraille inutile, que j’accumule et qui double le poids de mon portefeuille. Le système est simple : il suffit d’acheter un petit article pas trop cher et de payer avec des pièces de 10 centimes.
Bon, je faisais déjà ça pendant les temps de midi libres avec la Bande à Part, où j’avais l’habitude d’acheter mes boulettes insipides et mon Ice Tea avec des pièces jaunes et rouges, mais, au vu de la tête que tirait habituellement la caissière, ça n’avais pas l’air de marcher aussi bien.

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Regardez-moi ce caddie méga badass, avec poignées et tout sisi

Mode : Avant, je crachais sur les tongs, les singlets et les shorts très courts, mais ça c’était avant. Prenons l’exemple du short. Avoir un dessous qui se finit bien au dessus des genoux, ça peut paraître ultra fragile en Belgique, mais en Australie, c’est totalement légitimé par la température. Ici, je porte souvent des trucs pour lesquels je me ferais certainement lynché en Belgique. Et ça doit faire un mois que je n’ai plus mis de long pantalon.

Sport : Avec le recul, jouer au football australien était vraiment un bon plan. Mes amis y jouaient également, les horaires étaient plutôt bien adaptés et mon incompétence sportive pouvait être excusée par le fait que je n’étais pas encore parfaitement initié aux règles. Je me suis retrouvé un peu perdu après la fin de la saison, mais je n’ai pas arrêté l’exercice pour autant !
Présentement, je joue au touch football. Ça consiste en une espèce de football américain sans contacts. Paradoxalement, c’est un sport très fatiguant et très exigeant au niveau des performances. Cela s’explique par le fait que l’absence de contact rend le jeu beaucoup plus nerveux et sprinter (en avant comme en arrière) constitue le cœur du sport. Honnêtement, je n’aime pas beaucoup mais je m’accroche néanmoins parce que le coach et mes coéquipiers sont sympas.

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En été, les Australiens jouent au cricket. C’est une espèce de baseball fait sous crack. Je ne vous explique pas les règles étant donné que je ne suis pas sûr de moi même les comprendre…

La nourriture : Je ne vais pas m’attarder des masses là dessus, si vous voulez plus d’infos sur les mets australiens, je vous renvois à la catégorie “nourriture” des précédents chapitres.

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La langue : Mon anglais commence tout doucement à faire effet. Même si mon expression orale est toujours un peu claudicante, ma compréhension à l’audition est au top de sa forme et comprendre ce que les gens disent n’est plus un problème. En général, ma capacité à parler une autre langue dépend de deux facteurs : ma situation personnelle et les paramètres extérieurs. De fait, si je suis fatigué ou malade, j’aurai plus de difficultés à me concentrer ; il en va de même si je me trouve dans un endroit brillant comme une fête ou un transport.
Un détail ultra chiant est que les conventions de ponctuation sont différentes en anglais. Alors qu’un espace est requis avant un point d’interrogation ou d’exclamation en français (maintenant vous saurez), la ponctuation anglaise est toujours collée au dernier mot de la phrase.

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Rien à voir mais : un paysage en hiver…

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…. et son équivalent l’été !

 University Trip

En Australie, la onzième année (équivalent de notre cinquième) est une période décisive pour l’avenir de l’étudiant. En effet, il est amené à choisir ses sujets pour l’année finale et donc en conséquence, son orientation professionnelle. Dans le but d’aider l’étudiant à prendre cette importante décision, St Joseph organise chaque année un voyage à Adélaide afin de visiter les trois universités principales de l’Australie Méridionale.

Pourquoi ai-je donc décidé de participer à un voyage qui d’emblée s’annonçait purement didactique ? Tout simplement parce que je voulais voir du paysage au lieu de rester seul chez moi pendant que tout le monde était en vadrouille.

Je vais vous passer les détails du voyage, vous connaissez à connaître la chanson et cet article s’étire déjà fâcheusement en longueur. Bref, après un ennuyant trajet en bus, nous nous sommes retrouvés à Adélaide pour quatre jours. Le voyage en lui-même s’est révélé étonnement amusant. En fait, le programme stipulait clairement qu’il y aurait une part importante de temps libre mais, plus branquignole que jamais, je n’avais pas pris la peine de m’en informer. En général les matinées étaient consacrées à la découverte d’universités (ça c’était les parties chiantes) et les après midi étaient consacrées au temps libre. Au niveau activités, on avait l’embarras du choix : shopping, cinéma, bowling, glandage, salle d’arcade, on a même pu se rendre dans un parc aquatique.
Avec quelques potes, nous sommes allés visiter le café belge du coin. Grosse déception, il n’y avait pas de mangeurs de frites dans le bar, seulement des étudiantes australiennes. Et sachant que, comme dit plus haut, sans carte d’identité tu vas nulle part, je me suis contenté de regarder sans toucher…

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Les Fêtes

Je terminerai cet article avec un petit chapitre sur la façon dont les locaux festoient. Quelque chose que je n’ai pas évoqué dans le chapitre précédent est le fait que presque tout soit privé en Australie. En effet, la notion de bal est quelque chose qu’on ne retrouve qu’en Belgique et ses environs. Payer pour rentrer dans un chapiteau et consommer des boissons vendues sur place est un principe bien inconnu, ici, à l’autre bout du monde. Ce caractère privé des fêtes locales a en général pour conséquence le fait qu’elles puissent être très réussies ou totalement foirées, ça dépend.
Avant toutes choses, quand je parle de fêtes, je parle de plutôt grosses soirées avec plus de 100 participants.

Le bordel (Halloween Party, 31/10). En général, la qualité d’une fête dépend de la compétence et du quotient intellectuel de l’hôte. J’avais en tête l’idée qu’aucune personne censée n’aurait l’idée de se mettre une méga mine et laisser sa propre fête sans surveillance, mais visiblement j’étais dans l’erreur…

Pourtant ça avait l’air prometteur, un chapiteau était prévu et les places étaient à réserver pour minimiser le nombre d’intrus. Bref le vendredi 31 octobre, je me suis donc rendu sur les lieux, revêtu de mon plus beau déguisement.

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 Tout se déroulait plutôt bien, certes la musique était un peu naze et les lumières pas top et je voyais rien avec ce masque, mais ça allait. Il y avait du monde, j’étais en train de rencontrer de faire des nouvelles connaissances… puis soudainement, plus de lumière et plus de musique : le générateur avait rendu l’âme. Et par surcroît, l’hôte avait eu la bonne idée de consommer des substances pas très nettes, et de comater dans une voiture, laissant sa fête sans surveillance.
Là, c’est vite devenu ingérable. Des vandales ont commencé à s’acharner sur le chapiteau, personne n’y voyait plus rien et, pour combler le tout, la pluie s’est invitée également. Bref en allant soulager un besoin naturel, l’humidité et la pénombre ambiante m’ont trébucher sur un fil barbelé. Je suis reparti à 1h du matin, juste après l’arrivée de la police (qui, elle, s’est révélée plutôt sympa). Au final je me suis quand même bien marré, malgré toute cette cascade d’incidents.

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Permettez moi de vous introduire Anaïs, la petite sœur de Paris.

La fête bien organisée (After Graduation Party, 29/11). Mais quand l’hôte possède plus de deux neurones en activité, celui-ci met en place toutes sortes de mesures pour garantir un max de sécurité et d’organisation. Ce qui fut le cas de la fête de fin d’année à laquelle je me suis rendu. Dire que j’en ai bavé pour trouver un ticket serait un euphémisme (même si j’avoue que commencer la recherche à la dernière minute ça n’aide pas).
Et là tout était top. Les boissons étaient bien mises en place, un dj était présent et il y avait des pains-saucisses gratuits ! Bref c’était bien agréable. Quelque chose que je salue est la camaraderie des gens, même bourrés. Beaucoup de personnes que je ne connaissais pas se sont présentées et j’ai même pu échanger des conversations censées avec les gens pas trop pions. (Même si la plupart d’entre eux se contentaient de me demander de parler en [insérer un langage aléatoire])
Avec le recul, je me rends compte que ce genre de comportement serait tout bonnement impossible en Belgique dans un bal. Imaginez un peu.

– Etudiant en échange : Bonjour, je viens de l’Australie, je suis heureux de rencontrer vous !
– Boris Lèclinvillage : Wesh qu’est-ce tu dis, tu m’connais pas tu m’parles.
– Kevin Borsachions : T’fé l’malin conard va.
– Anthony Taillez : Wé t’fé l’malin !

Toute une autre mentalité.

Eeeeeeeeeeeeeeeeeet voilà. On arrive à la fin de ce chapitre. Il m’en aura fallu du temps pour y parvenir. J’espère bien sûr que cela vous a plus et que la quantité de mots (5560) ne vous a pas rebutés. Comprenez bien qu’après vous avoir fait poireauter pendant deux mois et demi, je ne voulais surtout pas publier un article au contenu complètement bâclé voire anecdotique.

J’en profite pour vous faire part d’une espèce de projet encore dans son cocon. Vu que dans ce blog, je ne réponds pas forcément à toutes les questions, je me suis dit que ce serait cool d’organiser un article spécial F.A.Q. ou, qui sait, une vidéo à ce propos. Dites moi par message ce que vous en pensez, j’aimerais faire ça en fonction de la motivation générale.

Si tout va bien (je croise les doigts), je devrais reprendre le rythme d’un article par mois. Vous aurez remarqué l’absence d’un paragraphe sur les fêtes de fin d’année. Rien de plus normal, cela constituera le chapitre suivant.

Je vous laisse sur ces quelques mots qu’un jour un ami avisé m’a dits :

Fallait bien que je cadre quelqu’un, et j’allais pas me cadre moi-même : j’me vois déjà tous les jours.

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http://www.youtube.com/watch?v=CoCyOX59bhI

Au revoir les gag !

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[En] Chapter 3.5: I Wish that All the Ladies…

 

 

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(English)

Hi my dear Aussies (and other English speakers)!

How are you doing? Good, I hope!

If you were thinking I had given up on writing articles in English (which would be quite understandable, as it has been more than two months since I released the last one), I’m glad to tell you were wrong!

Nevertheless, I think I owe you an apology for this considerable lateness. It’s quite hard to remain punctual when you try to write in another language than the one you learnt when you were a child. But I like doing it though, because I reckon it helps me to improve my English and that it is a good way to share my experiences with you, who welcomed me and helped me to feel like home in Lincoln.

In this article, I will give my point of view about different topics, I hope you will like it. If you were there during my presentation for the year 11’s at St Joes, you will see that some of the things I am writing in this article are quite the same as the ones I talked about on that day.

Enjoy your reading! 🙂

The Distance

I think the most important difference between here and Belgium is the distance between two places.

In Belgium, there are villages and towns literally everywhere. My little hamlet, Hazeilles, is only one kilometre from the nearest village, which is 60km from the nearest city. In short, I may live in the countryside, but it’s really easy for me to go to more bustling places. Besides, public transport such as buses and trains are more prevalent.

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This picture was taken from my village. The houses you can see are part of another village. In Belgium, everything is closer.

In ‘Straya, if you drive 1km, you are still at your starting point. After 60km, you definitely are in the middle of nowhere. I was really shocked by those big distances at the beginning of my exchange because, as I didn’t expect the travels to be so long, I used to hop in the car without anything to keep busy. I nearly died of boredom during a travel to Cowell. However, I’m getting used to this aspect of Australia and I have learnt to enjoy it. Some landscapes are really beautiful and inspiring, even on Eyre Peninsula.

 School

There are so many new things about Australian school and so many differences between my old school and St Joes, I don’t even know how to begin.

Let’s start with the uniform! In Belgium, we don’t have any dress code. Students wear whatever clothes they want, provided that they aren’t outrageous or insulting. I don’t really know what the best is… Admittedly, it allows students to express their personality, but as a result, some of them have to deal with discrimination problems. I reckon each system has its pros and cons.

Australia (30)

At the beginning, it was quite hard to get used to the uniform.

I’m quite glad with my current school. Although St Joes has a few strangely strict rules (no contacts, no phones, hats even during cloudy days), the global atmosphere is really pleasant. The teachers are friendly and helpful and the staff really seems to care about the student’s well-being. Lots of people asked me if I found the school easier here in Lincoln. To be honest, I’m not really sure it is. Of course it depends on the school, but in St Joes, most of the subjects are as hard as the ones I had in Belgium.

School here is also way more modern than my old one. When I first came, I couldn’t believe there were so many computer rooms in the school… and I was astonished to learn that some of them even had windows 8. In my old school, everyone was glad when we got a few projectors, but, in fact, it is nothing compared to the modernity of St Joes. Recently, we changed our lockers and now, we can access the year 12’s area. It is funny to see how important the seniors are in the school, but I won’t complain, after all, I will be in year 12 next year.

My old locker was a bottom-locker... my back didn't really appreciate it

My old locker was a bottom-locker… my back didn’t really appreciate that.

I have never had to work really hard in St Joes (except from that bio assignment that nearly drove me mad). As I have finished school in Belgium, the results I get don’t really matter. However I try to do most of the assignments other people get, even if sometimes I just have to give up because it is too hard.

I don’t know if I did my exams well, but eh, at least I tried! 😀

The City and the Bay

Living in Port Lincoln is really enjoyable. People are pleasant, most of the town is really beautiful and the sea is just a few metres from where I live.

The Boston Bay is wonderful. I will never grow tired of looking at it.

Boston Bay is wonderful. I will never grow tired of looking at it.

I reckon there is only one disadvantage about living in Port Lincoln. I am starting to think that I have a bit of a problem with traffic. First, I really can’t get used to the fact that cars drive on the left side. I still get in the car by the wrong side sometimes, which seems to be always pretty funny for the driver. Then, I don’t know if it is because I come from overseas, but I find it really hard to cross the streets. I always feel uneasy when I walk along Liverpool Street!

But all the rest is wonderful. The main advantage of Lincoln is the proximity of the sea. Who needs a pool, when you can swim in the bay? Even surfing beaches such as Fisheries are not that far from the city. I reckon the sea is one of the reasons why life in Australia is awesome. I swam in the ocean for the first time only a few days ago. Before that, I had only swum in quiet waters (North Sea, Mediterranean Sea…). Being knocked down by the big waves is one of the funniest things that happened to me since I have been here. I should really learn to surf, I think I will try it during the holidays.

Fisheries is life

Fisheries is life.

In Australia, I discovered that fishing wasn’t bad at all. Actually, I really enjoy it (especially squidding). It can be very relaxing and it is always a good time to spend with someone you know.

Parties

Comparing parties in Australia with parties in Belgium is quite difficult because I haven’t been to a lot of them here in Lincoln, so I can’t really judge yet. My opinion so far is that it is usually very funny, but it can sometimes be quite a mess.

This is what happens when you go to a party and the generator gets broken, s you can't see where you go. The caption speaks for itself.

This is what happens when you go to a party and the generator gets broken, so you can’t see where you go. The caption speaks for itself.

In Belgium, most  parties are public, while in Australia, most of them seem to be private (I might be wrong though). It means that most of the Belgian parties can’t be shut by the police, if the legal conditions are respected. There are dj’s and high tech material and the drinks can be bought on the spot. But there are some disadvantages too. First, anyone can rock up, so you sometimes have to deal with violent people and the security is not as good as it should be. Then, drinks can be either very cheap or ridiculously expensive, depending on the party.

What I like about Australian parties is the friendly atmosphere. Everyone seems to know each other, and when you don’t know someone, you are quickly introduced to him. A good example of a well-organised party is the St Joes after grad’. I reckon that night was one of the best of my exchange. There was security, the music was quite good and I really had a good time.

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Definitely a good night.

 Homesickness

Missing home is normal when you decide to leave your country for a year. Homesickness sometimes happens and there is no way to avoid it. However, when it occurs, it is not really that hard to cope with. The best thing to do is always try to keep busy and  focus your mind on something else. Even simply walking the dog can be a good solution.

Here is a little list of the things I miss about Belgium:

– My friends and my family (obviously). Even if I love all the new people I met in Australia, sometimes I just wish my Belgian relatives could be in Australia as well. From time to time, I dream that my Belgian and Australian friends meet – which is pretty funny.

– Belgian beer. Oh god, I miss that so much, I think I could kill someone to get a bottle of Leffe Brune or Tripel Karmeliet! By the way, thanks to all the people who went to the Belgian Café with me, I really appreciated that guys. 🙂

♥

–  Food. In general, Australian food is really good but – no offence – bread and cheese taste a bit… flavourless.

– I really miss making puns and jokes. Sometimes I really wish I could understand all your jokes and allusions. Hopefully I will improve my English enough to get it at the end of my exchange!

But again, even if I sometimes miss things from home, life in Australia is still awesome and I have met really good friends. I am glad I came to Australia and I have no regrets!

Australia (630)

 

 

Et voilà! This is the end of the article. I hope you enjoyed it! If you have any question or comment, don’t hesitate to ask. If you want my mobile phone number or my snapshat name, inbox me on facebook.

I really hope you enjoy your holidays! See ya everyone!

[Fr] Chapitre 3 : La Route et le Trottoir

 

 

 

franchouillard

Français

HEY, Pour les trois prochaines minutes, j’veux qu’on m’appelle Johnny Blogger.

HAN, c’est l’retour de la légende de Johnny,

Même si j’peux tomber à tout moment comme la main de Jaimie.

8 octobre, j’sors du cockpit,

Si tu pensais que j’srais rapide et régulier, change vite de site.

Parce que j’suis toujours à l’arrache,

Ça m’est égal,

J’viens gratter comme quand j’grattais tes tickets en fin d’bal,

Cherche pas d’messages dans mes tournures, mes hyperboles,

J’fais ça pour le plaisir, parce que j’trouve que j’déchire.

(Yeaaah)

[EDIT] L’équipe de La Révolution des Émeus, composée de moi-même, tient à s’excuser pour les fautes d’orthographe que certains auraient pu apercevoir avant la modification. Si vous pensez avoir repéré une erreur, n’hésitez pas à me le faire remarquer. C’est juste une question de fierté personnelle, je n’apprécie pas l’idée de produire quelque chose de public en laissant des lacunes.

Mère-si 2 vohtr con-prayention.

ALLOOO. Vous allez bien ? Question rhétorique, je suis parfaitement sûr que vous vous portez tous au meilleur de votre forme. Maintenant que tout le monde (ou presque) est rentré, nous sommes désormais tous dans le même panier. Vous aurez sans doute remarqué que le laps de temps s’étant écoulé depuis la publication du précédent article est un chouia plus longue que d’ordinaire. Non j’avoue je suis à la bourre comme je l’ai rarement été. Veuillez m’en excuser mais il y a quelques raisons qui pourraient justifier ce phénomène :

– J’essaie de restreindre mon temps sur l’ordi. Vis à vis de mes parents d’accueil, ça me parait un peu irrespectueux de passer ma vie connecté sur internet, déconnecté de la réalité.

– Mon français s’affaiblit, comme certains d’entre vous ont peut-être pu le remarquer. Je ne m’y attendais pas du tout, en commençant mon voyage, mais pourtant c’est le genre d’aléas que tout étudiant rencontre en échange. Bon bien sûr je n’ai pas oublié mes constructions et tout ce qui va avec, mais ça me prend plus de temps pour trouver les bons mots et les bonnes expressions.

– Pqsser du clqvier azerty qu clqvier quwerty peut etre vrqi,ent frustrqnt pqr ,o,ent:

– Je suis exténué quand je rentre de l’école. Nondidju, je comprends pas comment je peux être si fatigué alors que je dors beaucoup plus qu’en Belgique (pas difficile, me direz-vous).

– WordPress n’est pas ergonomique pour un sou. Autant la mise en page du texte passe encore, autant celle des images est une abomination absolue.

Tout ça pour vous dire que je suis moins dispo pour enrichir mon blog qu’au début de mon échange. Mais soyez rassurés, je ne vous oublie pas, loin de là. Ce site sera mis à jour jusqu’à la fin de mon échange, et même après s’il le faut.

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Ce coup-ci je vais séparer mon article en deux grosses parties, qui auront comme sujet deux aspects radicalement différents de mon échange et qui auront comme appellation : “La Route” et “Le Trottoir” ! ( genius)

La Route

Qui dit échange, dit voyage. Qui dit voyage en Australie, dit D-D-D-D-D-DISTANCE. Bref j’ai passé la première semaine de mon mois de septembre non pas à Port Lincoln, mais bien à Adélaide. Nous allons remonter dans le temps jusqu’au vendredi 29 août, voilà ce qui c’est passé… Le-Visiteur-du-Futur-2 Quel était le but de ce voyage ? Il s’agissait initialement d’un week end d’information organisé pour les étudiants en échange (inbounds et outbounds) des districts 9500 et 9520. Ce voyage avait été planifié longtemps à l’avance. M’voyez, voyager en Australie, ça ne se fait pas du jour au lendemain. Il faut prévoir les (longs) déplacements, les endroits où loger, préparer des éventuels détours (quitte à parcourir 650 km, autant en profiter en pratiquant un peu de tourisme, n’êtes-vous pas d’accord ?), et bien sûr, anticiper les imprévus (bon évidemment je sais que par définition, un imprévu ne peut être anticipé, mais vous comprenez l’idée non ? Puis je trouvais que ça faisait une jolie petite antithèse, et j’aime bien les antithèses). Et quand on parle du loup (en anglais, ils disent “speaking of the devil” = “quand on parle du diable” #anectodeinutile), un imprévu nous est justement tombé dessus. La fille de mes parents d’accueil, enceinte et résidant à Adélaide, se vit apprendre que la date de son accouchement serait avancée d’une semaine, soit le mercredi 3 septembre. Ainsi, nous avons conclu avec mes parents d’accueil qu’il eût été absurde de me faire revenir le dimanche, pour repartir le mardi. Voilà pourquoi l’idée de me faire passer une semaine là-bas a vu le jour. Curieusement, ladite idée, impliquant une absence de plus de cinq jours d’école, ne vient pas de moi mais du Rotary. Comme j’aime structurer ce que je raconte, je vais subdiviser la partie “La Route” en sous-parties.

Avant de commencer : petite leçon de vocabulaire ! Outbound = étudiant en échange quittant le pays concerné. Je suis un outbound du point de vue belge. Inbound = étudiant en échange arrivant dans le pays concerné. Je suis un inbound du point de vue australien. Rebound = étudiant en échange retournant dans son pays natal (étudiant plus-en-échange, donc). Je serai un rebound dans dix mois, du point de vue belge comme du point de vue australien.

Les Trajets

J’ai quitté Port Lincoln le vendredi 29 août, laissant ma famille d’accueil derrière. C’est le président de mon Rotary club qui a pris la responsabilité de me conduire à bon port (le port). Ci-dessous : les deux principaux moyens de transports pour voyager de Lincoln à Adélaide.

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Nous avons donc la voiture et l’avion. Oubliez le train, on en trouve que dans les environs des grandes villes (le reste c’est du transport de marchandise) et il n’y a pas de réseaux de ferrys (pas à ce que je sache en tout cas…). L’avion peut sembler être la meilleure solution, mais il n’en est rien. Le prix d’un aller-retour doit tourner autour des 300$ (et ils n’autorisent qu’un seul bagage de moins de 23 kg, ces rapaces), sachant qu’il faut en plus trouver un moyen de transport sur place. La voiture est donc le meilleur choix.

Pour être honnête, les paysages de la côte sont très jolis, mais peuvent vite devenir monotones après quelques heures de routes. Et des heures de route, croyez-moi, on en mange. J’ai toutefois entraperçu quelques petits décors pas trop mal.

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La couleur saugrenue de ce lac provient des algues qui tapissent son fond.

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Saviez-vous que la plus grande ferme du monde, Anna Creek, se situe en Australie et qu’elle possède une superficie supérieure à Israël ? Quoi ? Ah non, c’est pas celle sur la photo..

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L’expression “rien à l’horizon” prend tout son sens…

Bref les longs trajets, on finit par s’y faire. Je profite de ces “temps morts” pour améliorer ma lecture de l’anglais. J’ai commencé par quelque chose de facile, l’heptalogie d’Harry Potter. Maintenant j’enchaîne sur le cinquième volume de A Song of Ice and Fire, que j’attendais de lire depuis plus d’un an, car disponible exclusivement en anglais. 

Point culture pour les fans de GoT : A Song of Ice and Fire est le nom initial de la série romanesque. A Game of Thrones est juste le nom du premier volume. Bon, bien sûr, avec la série TV, tout le monde dit Game of Thrones, mais si jamais vous voulez vous la raconter en soirée ou tout simplement vous la jouer hipster puriste (comme moi ci-dessus), vous pouvez utiliser l’appellation d’origine. #Anectodehorssujet

La Journée Rotary en elle-même

Avant de continuer, je dois mettre un point au clair : je ne pense pas l’avoir vraiment expliqué précédemment, mais mon échange n’est pas du tout comparable à un échange en Belgique. Alors que le district 1630 (qui va du Limbourg au Luxembourg) comporte à peu près une moyenne de plus de 120 inbounds, le district 9500 (qui recouvre l’entièreté de l’Australie Méridionale et même une partie des Territoires du Nord) en comporte 7 (allez, je suis mauvaises langue, on est 12 avec le district 9520, qui fait la taille de la France). Mon but n’est pas de me plaindre ni de critiquer, mais de vous expliquer que contrairement à ce qui se passe dans les districts “peuplés”, il n’est pas facile pour moi d’être en contact avec les autres étudiants en échange, étant donné que nous sommes peu et dispersés dans une zone immense. Évidemment je trouve ça dommage mais, adepte des enseignement de Zénon de Citium,  j’ai décidé de ne pas me lamenter sur mon cas. Nous aurons l’occasion de nous voir quelques fois cette année, en attendant, je me dois de faire de mon mieux pour nouer des liens avec les habitants de Port Lincoln.

Voilà les districts concernés

Voilà les districts concernés.

TOUTEFOIS j’étais quand même bien content à l’idée de rencontrer mes semblables pour la première fois. Ainsi j’ai passé le vendredi soir à l’hôtel et samedi matin, j’étais en route. Et bien qu’un mois après, il m’arrive toujours de considérer le programme de cette journée comme ayant été la quintessence-même de l’antiamusement, je ne pouvais pas être plus content de voir enfin mes camarades et collègues étudiants en échange le samedi 30 août. Les temps libres nous ont permis de faire connaissance et surtout de mettre en commun nos péripéties en Australie du Sud. Mon bilan global de la journée reste positif grâce à ce point.

Une bonne petite équipe

Une bonne petite équipe.

 Séjour à Gawler

Si vous êtes perspicaces, vous vous êtes sans doute posé cette question en lisant ce qui précède : “Mais où donc est passé ce crétin d’Ornicar Augustin a-t-il logé en attendant l’arrivée de sa famille d’accueil ?” (si vous ne vous êtes pas posé la question, ce n’est pas grave, je l’ai fait pour vous). Réponse : à Gawler ! Cékoissa ? C’est une charmante petite ville qui se situe presque dans la banlieue d’Adélaide (à peu près 60 km de distance par rapport au centre). Chéki ? Dans la famille d’accueil de ma camarade française Mélanie, que je connaissais avant même de faire mon échange. Ainsi nous avons quitté la réunion avec sa conseillère. Sa maison (à Mélanie, pas à la conseillère) s’est révélée très différente de la mienne. En effet, celle-ci était très peuplée et se situait dans un cadre très campagnard. J’ai néanmoins reçu un accueil plus qu’excellent et suis toujours à l’heure actuelle reconnaissant envers les Reddens (la famille d’accueil de Mélanie) pour la façon dont ils m’ont traité. Tout d’abord, le papa d’accueil m’a emmené voir un match de football (pas le notre, l’australien, aka Footy ou Aussie rules), qui se jouait dans l’immense stade (oval) d’Adélaide. Si j’ai tout bien compris, c’était une espèce de match amical car les deux équipes étaient sûr de pas être qualifiées, quoi qu’il arrive. Enfin, l’ambiance était quand même au rendez-vous. Les parents d’accueil ont également permis à Mélanie de manquer l’école pour qu’on puisse faire un petit tour à Adélaide (je parlerai de la ville ci-dessous, bande de petits impatients). J’ai également été voir un film… pour nanas (oui oui, rigolez tant que vous le pouvez, le tranchant de vos jugements rebondit sur le bouclier de mon indifférence). C’est également là que j’ai réalisé mon Ice Bucket Challenge avec un peu de réticence, mais bon, je voulais pas vexer la personne qui m’avait nominé (ceci-dit je n’ai toujours pas de nouvelles de mes trois nominés belges… sachant que se renverser un verre d’eau sur la tête, bourré, n’est pas une compensation suffisante 😀 ) Bref, quand mes parents d’accueil sont venus me chercher mercredi, je suis reparti plein de gratitude à l’égard de ces personnes qui ne me devaient rien, mais qui m’ont toutefois consacré une partie de leur temps.

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Adelaide Oval

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J’ai eu un bref aperçu de la vie d’échange avec une petite sœur d’accueil. Verdict ? Parfois pénible, mais qu’est ce qu’on se marre.

Adélaide, Joyau du Sud

Présentation : Dieu sait que je n’ai pas beaucoup voyagé dans le monde (avant mon échange bien sûr), mais je peux toutefois vous assurer une chose : Adélaide se range facilement parmi les plus belles cités du globe. Les rues sont propres, les bâtiments sont jolis et les banlieues font très “américaines” et très peu “miséreuses”. La ville est très verte et donne l’impression d’être très “aérée”, car elle est très étendue. C’est bien simple, elle recouvre tellement d’espace, qu’un réseau ferroviaire (moyenâgeux au possible)  a été instauré pour relier le centre à la périphérie. Bien que la ville soit plutôt peuplée (un million d’habitants, c’est quand même pas rien), les immeubles et autres bâtiments à multiples étages se trouvent uniquement dans le centre (que l’on peut apercevoir sur la photo). Le reste de la population vit dans des banlieues pavillonnaires à la Desperate Housewives.

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Vue globale de la ville depuis les collines.

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Le système d’achat des tickets est à se tirer une balle. Encore pire que les guichets automatiques belges, et je pèse mes mots.

Ainsi donc, Adélaide est composée d’un centre et de banlieues, qui elles-même sont dotées d’un petit centre d’activité (townception). Nous avons résidé pendant cinq jours à Norwood, petit faubourg possédant les caractéristiques que j’ai citées plus haut.

Norwood

Norwood, ouais il faisait pas très beau ce jour-là, ça arrive, c’est la vie.

Le Centre : Il est quant à lui constitué de tous les complexes universitaires, des rues à bars (en même temps, l’un va rarement sans l’autre….) des rues commerçantes et des bâtiments administratifs. On y retrouve également l’Oval, la gare et la Grand Place. J’ai eu le temps de visiter le noyau d’Adélaide quelques fois en une semaine. La première fois, avec Mélanie, nous avons surtout exploré la rue commerçante et les arcades (c’est le nom anglais des galeries commerçantes ; à ne pas confondre avec l’ex-Q.G. des M.C.P. Venimeux). J’y ai surtout fait le plein de souvenirs, je pensais que je pourrais m’acheter quelques vêtements, mais je me suis abstenu, le prix des fringues là-bas est tellement élevé que même en vendant mes reins, je ne pourrais pas m’acheter un t-shirt sans m’endetter auprès de la banque de Braavos. La deuxième fois, j’y suis allé avec Bill, mon papa d’accueil. Étant donné que j’aime me culturifier l’esprit, je me suis rendu au principal musée de la ville, qui se trouve dans le complexe universitaire. Les deux thèmes privilégiés étaient visiblement les populations aborigènes et les animaux locaux. (Faut dire que les colons européens n’ont pas été des plus sympa avec les uns comme avec  les autres)

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Quelle grâce, quelle fierté, quel magnifique animal.

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Ce ne sont pas des masques fabriqués par des aborigènes, mais bien par des peuples du Pacific (venant des îles au Nord de l’Australie)

Lors de ma troisième visite, je me suis vu accompagné par ma maman d’accueil, Jackie. J’y ai visité les marchés souterrains; Chinatown, et Glenelg, l’une des plages les plus populaires d’Australie (bien que, hiver oblige, presque déserte ce jour-là).

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Chinatown… ce merveilleux endroit où l’on peut trouver des restaurants thaïs, indiens, malaisiens, coréens, japonais… et parfois chinois je crois..

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Glenelg

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Ce gars-là a tout compris à la vie. Son job se résume à tremper ses bâtons dans l’eau savonneuse et laisser faire le vent. Je peux vous assurer que son seau était remplis de fric à ras bord. Gagner sa vie de cette manière suscite l’admiration.

The Royal Adelaide Show : Le Show est une espèce de mélange entre une méga fête foraine du style Foire à Liège et une méga fête agricole du style Foire à Libramont. On y trouve des attractions, de la nourriture, des animaux de la ferme, des forains, des animaux domestiques, des spectacles, des expositions artistiques et de machines, le tout au même endroit. Je m’y suis rendu avec Mimi, une étudiante en échange du district 9520. Après avoir payé notre entrée pour la plus que très modique somme de 25 dollars (!), nous avons vite compris que passer le temps à faire des attractions n’était pas une possibilité envisageable. De fait, débourser entre 10 et 20 dollars pour profiter d’UN tour de manège est peut-être un chouia excessif ? (Surtout que deux jours plus tard, une pauvre jeune fille est décédée dans une attraction…) Néanmoins, en ce qui concerne le reste de la foire, tout (excepté la nourriture et les souvenirs) était entièrement gratuit et libre d’accès. En une journée, nous avons eu le temps de faire le tour et globalement je ne suis pas déçu de m’être rendu à cet événement.

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J’aime co bin tout ce qui touche aux vieilles machines industrielles.

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Enfin un pays où Regular Show a obtenu le succès qu’il mérite.

SAM_0359 (45) Je suis retourné à l’appartement que nous louions avec un taxi. Première fois de ma vie que je suis confronté à ces engins-là… Le chauffeur semblait manifester un certain excès de zèle, ce qui a toujours eu le don de me mettre mal à l’aise. En outre, je passerai sous silence son accent asiatique très prononcé qui, si on ajoute à cela mon accent français tout aussi prononcé, rendait la conversation plutôt ardue à maintenir. Enfin, soit, ce n’était pas très loin, du coup, le temps d’essayer de lui faire comprendre où était la Belgique (il croyait que c’était une ville de Nouvelle Zélande hahaha), j’étais de retour, mon portefeuille allégé des 20 euros que me coûtèrent ce trajet. Enfin, comme toutes les bonnes choses ont une fin, il m’a bien fallut repartir vers la capitale du fruit de mer, le dimanche 7 septembre, j’étais de nouveau sur ma route. Sans titre

 Le Trottoir

Cependant un échange ne comporte pas que la facette du voyage et des visites. L’échange, c’est aussi fréquenter sa petite école, rester dans sa petite ville et vivre sa petite routine. C’est cette intégration progressive à la vie locale, cette découverte du quotidien, qui différencie l’étudiant en échange du touriste lambda.

 L’École

Rien de fondamentalement nouveau par rapport à ce sujet. L’école reste l’école, en d’autres termes, ce n’est ni l’enfer, ni le paradis, c’est… l’école. J’ai fini par adopter la combinaison O.B., parce que je n’aime pas le chaud. Ces dernières semaines n’ont pas été des plus passionnantes, étant donné que “fin de trimestre” rime avec “assignment task”  (c’est pas que je veux faire mon hipster bilingue, je ne trouve juste pas le mot en français…). Même le cours de cuisine devient théorique. 😥  Évidemment, tout élève assidu que je suis, je me démène pour essayer d’accomplir le même travail que mes condisciples… Le problème, c’est que le travail desdits condisciples se résume à ça… www.onemotion.com/flash/snake-game/, du coup, on va dire que j’ai pas trop mauvais ? Le temps passé en récré est plutôt pas mal, j’ai pris pas mal d’assurance avec les autres élèves et il est maintenant plus facile pour moi de comprendre les autres et de m’exprimer.

 La Vie à la maison

Qu’est-ce que je pourrais vous raconter sur la maison ? Mon domicile n’est pas des plus rebutants, comme vous avez sans doute pu le remarquer. Le seul petit défaut est peut être le fait que j’habite au sommet d’une colline possédant une pente relativement douloureuse (qui pourrait presque faire pâlir de jalousie la côte hazeilloise). Mes parents d’accueils sont toujours aussi sympas, et ma chambre est toujours aussi bordellique. La vie d’étudiant en échange m’aura appris pas mal de petites choses utiles au quotidien. Voici une liste de mes nouveaux skills méga pratiques : – Je sais nouer un nœud de cravate. Yup je commence avec du lourd. – Je sais faire toutes sortes de trucs dont j’ignorais jusqu’à l’existence avec mes cartes bancaires. – Je sais lancer la machine à laver et obtenir un résultat correct. – Je sais cuire des morceaux de blanc de poulet et faire de la crème au beurre. – Je sais repasser mes vêtements. Ne rigolez pas, ça demande beaucoup de savoir-fer.

[EDIT] Une semaine après la publication de cet article, je ne suis toujours pas sûr d’assumer cette blague. Je suis en pleine méditation métaphysique afin de savoir si oui ou non je dois la conserver. 

 

 La Langue

J’apprivoise l’anglais australien petit à petit. Je n’ai presque plus de difficultés à comprendre ce que les autres racontent et mon taux d’erreur de grammaire à la minute commence à chuter plus vite que la popularité de François Hollande. Je suis amené à apprendre beaucoup de mots typiquement australiens (slang), en voici quelques uns, parmi mes préférés : – Mate = copain, mon pote. Pas vraiment un mot exclusif, mais il s’agit d’une véritable tradition. Même dans les réunions ils s’appellent comme ça entre eux. – Chick = poulette, gonzesse. ‘me fera toujours marrer celui-là. – Crook = malade. J’aime bien la manière dont sonne ce mot. – Bugger = zoophile. Insulte commune, parfois affectueuse. – Pull up = récupérer tant bien que mal après une soirée arrosée. How did you pull up? Peut s’avérer être une question de mauvaise augure.

 Grand Final Day (Finale locale)

Un samedi, (ne me demandez pas lequel, je n’en ai aucune idée), je me suis rendu à la finale locale de football (pas le football européen, le football meurtrier australien). Aussi triste que cela puisse paraître, mon équipe s’était faite virer en demi finale (ce qui fait que le foot est déjà fini pour moi). Du coup, on a regardé les autres équipes faire la finale. J’étais dans la remorque de mon ami Puck. Nous étions très bien installés, jusqu’au moment où le soleil décida de transformer la surface métallique de la voiture en barbecue. Du coup on est rentré DANS la voiture, à l’abris des rayons meurtriers.

Ciel attaque lance-soleil. C'est super efficace.

Ciel attaque lance-soleil.
C’est super efficace.

Le soir, nous nous sommes rendus à la buvette des vainqueurs. Tout allait très bien, jusqu’à ce que quelques mineurs bourrés se fassent remarquer et s’attirent les foudres du personnel. Personnellement, je trouvais ce spectacle tout à fait marrant, mais quand les fêtards en sous-âge se sont carrément fait virer de l’endroit, ça a jeté un grand froid. Comprenant que cet endroit n’était pas l’idéal pour se désaltérer le gosier, nous avons quitté la buvette afin d’aller chercher quelques rafraîchissements chez un ami. Quand nous sommes revenus (bien plus joyeux qu’au moment de quitter), c’était le bordel total à la buvette. Des génies s’étaient arrangés pour allumer tous les extincteurs du bâtiment, quelqu’un avait volé des boissons dans la réserve et la sécurité avait été triplée. À partir de ce moment là, on ne s’est plus trop fait remarquer. Mais je me suis quand même bien marré.

 Grand Final Day (Finale nationale)

Le samedi suivant avait lieu la finale australienne de football. Je suis allé la regarder chez un ami. On était plutôt bien posés, il y avait un jacuzzi, un projecteur et des boissons dans une piscine. Après le match, on a bifurqué vers une fête. C’était chez une fille que je ne connaissais pas, et je n’étais pas vraiment invité, mais ça ne dérange pas pas forcément les gens d’avoir le Belgian exchange student chez eux, j’ai cru remarquer. Grosse nouveauté pour moi : y’avait beaucoup de monde (une centaine de personnes), mais pas de boissons. En fait, c’est facile à expliquer : même en ayant plus de 18 ans, un jeune ne peut pas acheter de grosses quantités d’alcool, sous peine d’éveiller les soupçons. Du coup, on assiste à un retour de la vieille mode “B.Y.O.D.”: Bring Your Own Drinks. Malheureusement ladite fête a été fermée après une plainte des voisins, et peu désireux d’avoir affaire à la police, nous avons quitté la maison après avoir appris la nouvelle. C’était très sympa ceci dit.

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Une trace de mon existence à Port Lincoln

 Vacances

Ah oui, techniquement je suis en vacance à l’heure où j’écris ces lignes, mais vu que la longueur de cet article est déjà plutôt considérable, j’ai décidé de les narrer dans le prochain. Voili voilou, ainsi se termine ce chapitre 3! J’espère que vous avez aimé. Je m’excuse infiniment pour le retard. Le prochain article sera prévu pour fin octobre-début novembre. Je vous promets que je vais essayer de m’y tenir !

[EDIT] Raté. Rendez-vous fin novembre-début décembre les p’tits gag.

Pendant ce temps, en Belgique, nous avons reçu quelques informations (bien que non-officielles) quant à ma correspondante. Elle nous vient de Nouvelle Zélande. Inutile de vous demander de lui réserver le meilleur des accueils, je sais bien que vous le ferez dans tous les cas ! Au revoir les amis, la suite au prochain épisode des kangourous de l’espace!

http://www.youtube.com/watch?v=RPCv5ScmxVw

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Ces bébés émeus ne connaîtront jamais leur géniteur. Celui-ci est mort au front.

[En] Chapter 2.5: Presentation

UK-Union-Flag

English

Hi everyone ! Here is my blog. It was originally created for my friends and relatives in Belgium but I decided to write in English too. I don’t really think you are interested in knowing all the tiny details about my exchange, but maybe you would like to know more information about me, my travel and the differences between Australia and my home country.

So I decided to make a FAQ, to answer to most of the questions I have been asked since my arrival in Australia.

Enjoy your reading !

1# Does it bother you that we call you “Gus”

No, it’s OK. I can understand that my name may sound strange in English. Furthermore, I kinda like nicknames, so I think being called Gus is alright. And it reminds me of Gustavo Fring, from Breaking Bad (I freaking love Breaking Bad).

Another Gus

Another Gus

 

2# Where are you from?

I come from Belgium (not Germany or France haha 🙂 ). It’s a little country in Western Europe. Belgium’s not a part of France or anything, it’s actually a country as well as Australia, USA, France… But I admit that my homeplace is not really well known. Maybe some pictures below will be familiar to you!

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The Atomium, our national monument

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Manneken Pis, our other national monument

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Not the best, in my opinion, but it’s the most known belgian beer overseas

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Chips actually come from Belgium, even if lot’s of people call them “french fries”

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Tomorrowland 2014

 

3# Which languages do you speak?

My native language is French. Belgium doesn’t have its own language, so people there speak French Dutch or German, depending on the region. I can also speak English and Dutch, but definitely not German..

 

4# How is your English?

It’s quite difficult to answer… I can read and write in English without too much difficulty. But listening to people and speaking to them may sometimes be really hard. The Australian English is not really the one we are taught at school. From time to time, some  of you may speak too fast for me, but don’t worry! my listening comprehension’s improving.

 

5# What are you doing in Australia?

I’m a rotary exchange student. Rotary’s program consists of doing a year abroad, in secondary school to discover an other way of life. For now, I’m doing my year eleven at St Joseph’s school. I will also do a part of my year twelve, before coming back in Belgium.

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6# Why do you have to go to school?

Because my opinon (and Rotary’s) is that school is the best place to meet other young people. And I think it works, because I’ve really met lots of interesting people there. And discovering school of an other country is an enriching experience too.

 

7# What are you going to do after your exchange?

I will go to university, to do legal studies. I have finished school in Belgium, so the exchange year I’m doing now is like a sort of gap year.

 

8# Why did you want to come in Australia?

I don’t really know, I’ve always been attracted by your country. As a European, I see Australia as a mysterious – but modern – country. In my home country, the wide wild spaces are really uncommon, so I think the Australian landscapes are facinating. Additionally, you Australian people are worldwide known to be likeable people (it’s true, I’m not joking).

 

9# What are the main differences between Belgian and Australian school ?

The Australian school is way more “relaxing”. I wouldn’t say it’s easier, because it’s not, but the lessons are definitely more entertaining. The fact that we can choose each of our subjects is surprising too. In my school, we had only one kind of french lesson, geography, history, biology, chemistry, and physics were obligatory and we had to learn at least one foreign language.

 

10# Are you going to do some sport in Australia?

I have already tried football. I’m playing in the Marble Range’s team. For now, I just go to the trainings (and I’ve played during a few minutes, last match). I think I will be playing next season too. During summer, I don’t really know which sport I will play. Maybe basketball, but I would like to do something all new.

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What do we want ? THE BALL

 

That’s all ! I hope you enjoyed your reading ! If you have any more question, don’t be shy ! Ask me directly at school, or inbox me.

Have a good week guys, thanks for the reading. 🙂

 

Gus

[Fr] Chapitre 2 : Le Quotidien australien

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Langue de Molière

“Tel l’aventurier solitaire, Bob Morane est le roi de la terre.”

Bonjour à tous, j’espère que vous allez bien dans les contrées boréales. On me narre que les sempiternelles averses belges font encore parler d’elles, même si je suis sûr que cela n’alterne en aucun cas la bonne humeur générale !

Trêve de bavardage : laissez-moi introduire cette deuxième entrée. Contrairement à la première, j’ai décidé d’abandonner le format “journal intime”. En effet, je pense que vous raconter mon échange au détail près serait à peu près aussi long et inintéressant qu’un épisode de Grey’s Anatomy. Je préfère organiser les infos par sujets, je pense que c’est le mieux à faire.

Enjoie !

L’École

Ainsi, le destin me plaça dans la petite école nommée “Saint Joseph’s College”. Il s’agit d’un établissement catholique d’enseignement primaire et secondaire (le nombre d’élèves dans la deuxième catégorie étant à peu près équivalent à celui de ce bon vieil Institut du Sacré-Cœur). Le quotidien estudiantin en Australie diffère beaucoup du notre, voici, quelques différences notables :

♣ Je vais commencer par la plus choquante pour une mentalité européenne : l’accoutrement. Le Collège St Joseph possède un code vestimentaire à respecter. Pour info, les filles ne sont pas autorisées à porter des bijoux et doivent rester sobres dans leur maquillage. Bon, je dois avouer que pour un maniaque de l’apparence dans mon genre, se voir imposer un accoutrement – qui de surcroît n’est pas des plus jolis – ça fait un peu mal. Mais avec le recul, je me suis rendu compte que l’uniforme comporte plusieurs choix d’habits. Voici quelques combinaisons pour les garçons:

– Combinaison touriste : Le polo, le pull, le pantalon. Pourquoi “touriste” ? Parce que je suis le seul à le faire. Je dois être un des quelques rebelles de l’école qui mettent encore des pantalons.

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La combinaison touriste

– Combinaison classique : Le polo, le pull, le short. La majorité de l’école s’habille ainsi. Vu que le temps se réchauffe, je commence à adopter cet accoutrement également.

– Combinaison Olibaude : Le polo, le short. Sérieux les gars, le printemps a beau arriver, à ce stade-là ça reste du masochisme…

– Combinaison sportive : Le pull rugby, le short de sport, les baskets. Même si je n’ai pas d’options sportives (ôtez ces sourires narquois de vos faciès), je le mets de temps-en-temps, parce que c’est classe.

♣ Parlons maintenant de l’ambiance générale. C’est très agréable. En effet, le caractère religieux de l’établissement a beau se manifester quelques fois (prières, crucifix…), les professeurs et surveillants restent cependant des plus sympas. Quant aux élèves, ils sont très accueillants également. Certes, je suis à l’école que depuis trois semaines, du coup c’est encore difficile de savoir qui sera mon big pote et qui ne le sera pas. Mais en tout cas je ne suis jamais seul et si je me perds (ce qui semble arriver plus souvent que je ne pensais), il y a toujours quelqu’un pour m’aider. A l’école, je réponds à l’appellation de “Gus”. Je ne saurais même pas leur en vouloir de ne pas m’appeler par mon vrai prénom. De un, parce que c’est affectueux, de deux, parce que ça ne doit pas très bien sonner en anglais. Imaginez si quelqu’un se pointait en Belgique avec comme nom “Févrien” ou “Octobrine”…

Cette photo n'a pas trop de rapports avec le paragraphe précédent.. c'est juste pour aérer le texte. Puis c'est joli  non ?

Cette photo n’a pas trop de rapports avec le paragraphe précédent.. c’est juste une photo de l’école pour aérer le texte. Puis c’est joli non ?

♣ J’aborde ici le sujet qui vous intéressera peut-être le plus : les sujets (Sujetception). Avant de commencer, il faut savoir qu’ici, tous les cours sont “choisissables”. Les australiens composent eux-même leur grille horaire, parmi tous les choix qui leurs sont proposés. Voici mes options : maths in application, “english bizarre” (j’ai oublié le vrai nom du cours), geography, biology et food/hospitality (!). Petit résumé :

– Maths : le cours que j’apprécie le moins. Pas parce que c’est trop dur, au contraire, mais parce qu’il s’agit d’une matière dont la facilité m’étonne beaucoup. Pourtant, entre l’arithmétique et moi, ça a souvent été une histoire compliquée. Bon c’est sûr qu’après deux années de math 6 (enrichissantes mais ô combien douloureuses), revoir les statistiques, ça va doucement.

– Anglais : je pense qu’en choisissant mes options, je me suis planté. Je suis tombé dans un cours de littérature avancée. Je ne fais pas grand chose pendant les leçons, mais le prof est super sympa avec moi, du coup j’ose pas trop changer…

– Géographie : le plus dur. C’est plus un cours de climatologie, j’essaie de suivre comme je peux, ça va plus ou moins.

– Bio : rien de bien spécial à dire, un cours de sciences classique, bien donné, pas trop compliqué à comprendre.

– Cuisine : quelle action divine a bien pu me pousser à prendre une option telle que cuisine, vous demandez-vous peut-être. C’est simple, dans le panel, les autres choix ne m’intéressaient pas forcément. Puis je me suis rappelé un conseil du Rotary belge : “Choisissez quelque chose de nouveau, quelque chose que vous n’avez pas forcément eu l’occasion d’essayer en Belgique”. Ainsi me voilà en cuisine. On est deux garçons dans la classe, pour quinze filles. Je me marre bien. Bien sûr j’essaie de ne pas ralentir le cours non plus, je fais mon possible pour me rendre utile et j’apprends quelques tuyaux utiles. What else ?

Ma classe de cuisine

Ma classe de cuisine

♣ Enfin, parlons du matériel et des infrastructures. Qui a dit qu’enseignement catholique rimait avec rétrogression ? Il y a de tout ici. Bibliothèque, salles d’ordis, gymnases, terrains de sport, salles de musique, de théâtre, de muscu… Les ordinateurs tournent avec Windows 7, et certains disposent même de Windows 8 !

Voilà, c’est tout pour l’école !

 La Ville

Pour ceux qui se demandent où se trouve Port Lincoln :

Ma maîtrise de Paint est impressionnante

Ma maîtrise de Paint est impressionnante

Dans ma région, Eyre Peninsula, c’est un peu la big capitale. Il s’agit d’une petite ville agréable en bord de mer. Il y a à peu près tout ce qu’on pourrait trouver dans les grandes villes : terrains de sports, écoles, restos, magasins, ciné…

La propreté de l’endroit est incroyable : très peu de déchets, et surtout, aucun graffiti. Tout m’a l’air plus moderne, même les magasins sont dotés de trucs que j’avais jamais vu auparavant.

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Un robot pour remplacer la caissière… non, je rigole, ça ne la remplace pas vraiment, c’est juste en cas d’achat rapide.

J’ai beaucoup de mal à me faire au trafic australien. Le fait de rouler à gauche à le don de me perturber. Aller à l’école est un véritable parcours du combattant. Si vous avez une bonne mémoire, vous vous souviendrez des “trous” dans le trottoirs, qui servent de passages pour piétons. Ben contrairement à un vrai passage clouté, ces bazars là ne garantissent aucune sécurité à celui qui traverse. Rien que pour passer la route, je dois regarder des deux côtés, anticiper la direction des voitures des rues perpendiculaires (à l’aide des clignotants), le tout en moins de 10 secondes, sinon je peux recommencer l’opération.

Pas grand chose à faire pour l’instant dans les rues à cause de l’hiver. Ça m’arrange ; le jet lag étant toujours présent (ouais, il est tenace ce con), je suis vraiment fatigué après l’école. Mais on est en Australie les amis, “summer is coming”, comme ils disent.

Les Fêtes

Samedi avant samedi dernier, je me suis incrusté fait inviter à une fête (non, rassurez-vous, j’ai réellement été invité). Bah c’était pas mal du tout. L’hôte avait loué un hangar à la campagne et invité une centaine de personne. Du coup il y avait une piste de dance, et ceux qui voulaient être discrets pouvaient à tout moment s’éclipser dans la nature environnante.

Je dois avouer que j’étais un peu la mascotte de la fête (“Oh you’re the new exchange student from Germany/Denmark/France/Sweden/(…), aren’t you”) ; je me suis retrouvé à donner quelques leçons de français. J’ai bien aimé voir mes camarades australiens éméchés crier partout “JE T’AIME” et “JE TE HAIS”.

Le Sport

En Australie, le sport est une véritable religion. De plus, il a le mérite d’être accessible à tous. Il n’est pas rare que les gens  en fassent trois sur une année. Il y a trois sortes de sports : les sports d’hiver (football australien, netball, hockey…), les sports d’été (basket, volley, cricket…) et les sports de plage (surf, planche à voile…).

Étant donné que la nourriture locale me sied fort bien (voir ci-dessous), et qu’il eut été fort dommage que je m’en abstinsse, j’ai pris la résolution de bouger un peu.

Ceci n'est pas un fake

Ceci n’est pas un fake

(je comprends l’ébahissement que doit faire naître en vous la lecture de ces quelques lignes et le visionnage de cette photo).

SOIT, je joue maintenant au football australien. Quécédoncsoula ? Il s’agit d’une espèce de rugby un peu incompréhensible, mais marrant à jouer. Je suis dans la sympathique équipe des “Marble Range”. Les entraînements sont vraiment agréables, ici, les gens t’encouragent, même quand tu fais de la merde. A la fin de chaque exercice, tout le monde se tape dans la main.. certains peuvent trouver ça “cucul”, moi je trouve ça génialissime.

J’ai joué mon premier match le 23 août (le jour-même de la publication de cet article). Je suis resté sur le terrain un quart d’heure. Je m’en sors plutôt bien niveau blessure, je me suis juste pris un coude dans la mâchoire (qui peinait à se remettre de Petit Han).

La Nourriture

La nourriture céans est le résultat magnifique d’un mélange entre de nombreuses cuisines du globe. Les Australiens sont très friands de viande, et surtout, de barbecues. Paradoxalement, je n’ai jamais mangé aussi sain de ma vie. Mes parents d’accueil sont à cheval sur les légumes, et ce n’est pas plus mal. Un détail qui m’a fort choqué est le fait qu’ils mangent des pains-saucisses, mais en utilisant du pain de mie.

Je vais dédier ce paragraphe à mon coup de cœur, ma nouvelle raison de vivre. Avant, ma vie était morne, sans intérêt… puis j’ai reçu l’Illumination : j’ai découvert le calamar (sérieux, qui dit encore “calmar” en 2014 ? ). Non mais réellement, c’est beaucoup trop bon ce bazar-là. Comment ça se fait qu’on ait pas ça en Belgique ?

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La Langue

Bon, mon anglais oral est encore un peu faible, mais je peux affirmer que mon écoute s’est grandement amélioré. Je peux maintenant comprendre ce que les gens disent. Bon, évidemment, on peut trouver des gens qui articulent peu et parlent excessivement vite, comme en Belgique (une dédicace se cache dans mes propos, te reconnaîtras-tu ?). Mais dans la globalité, ça va.

Petit Calendrier de ces dernières semaines

Lundi 4/8 : Rentrée

J’en parle juste ici parce qu’il fallait bien débuter par quelque chose et je me voyais mal omettre cet événement marquant (non, rien à voir avec Facebook).

Vendredi 8/8 : Streaky Bay

Ce vendredi-là, j’ai fait pour la première fois ce que tout étudiant en échange se doit d’accomplir dans sa vie : sécher !

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(Désolé) Je parle bien sûr du fait de manquer l’école. Bon, le terme “sécher” est un peu fortement exagéré. Un peu beaucoup fortement exagéré même. En fait, je n’ai pas séché du tout vu que j’avais l’autorisation de tout le monde, école et Rotary y compris. Bref, je me suis rendu dans la petite station balnéaire de Streaky Bay, sorte de “St Tropez” local (300 km de distance, yep, ça fait mal). J’y allais pour accompagner mon papa d’accueil, qui se rendait à une réunion sur les huîtres ! J’ai pas écouté et compris grand chose de la réunion, mais la nourriture était très bonne, et la ville superbe.

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Dimanche 10/8 : Barbecue du Rotary

Petit barbec classique… dans un parc rempli de koalas, yeaaaah.

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Mercredi 13/8 : Cleve’s Field Days

Ce coup-ci, c’est le président de mon Rotary club qui m’a proposé de l’accompagner aux très populaires Field Days à Cleve (200 km de Port Lincoln). Poussé par la curiosité, je me suis rendu à l’équivalent australien de la foire à Libramont.

C’était plutôt sympa, les machines étaient impressionnantes, y’avait des animations (spectacles, tours en monster truck, stands dédiés aux animaux sauvages…), et la nourriture était excellente (oui, je commence à parler un peu beaucoup de nourriture, je sais, je sais…). Cette foire est tellement populaire dans la région qu’ils ont même un jour de congé pour l’occasion… congé qui a lieu le jeudi, et non le mercredi. Du coup, le lendemain, alors que je m’apprêtais à aller à l’école, j’ai appris, grâce à un gros coup de bol, que je pouvais retourner au lit.

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Chacun de ces bazars fait plusieurs fois ma taille

Vendredi 15/8 – Dimanche 17/8 : Camping

Avant, quand on me parlait de l’Australie, je pensais aux grands espaces, maintenant, quand on me parle de l’Australie, je pense aux GIGANTESQUES espaces. Ouaip, on est partis camper avec la famille d’accueil et quelques amis. On est restés dans un parc national, puis à la campagne.

Se retrouver loin de la ville permet d’avoir un nouveau regard sur l’Australie. C’est calme, c’est beau, c’est sauvage, bref, même si ça crispe de devoir rouler si longtemps (ah oui, j’avais oublié de préciser : 400km), il y a quand même des vues qui valent la peine d’être… vues (et oui). Il y a les étoiles aussi, je n’ai pas su prendre de photos, mais c’est clairement impressionnant. Outre leur nombre doublement supérieur à ce que l’on peut voir en Belgique, on peut aussi remarquer le “nuage d’étoiles”, qui caractérise la Voie Lactée.

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On a bon

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Et pendant ce temps, chez les émeus, la Révolution a débouché sur une guerre civile. Les troupes se mobilisent.

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Parfois Mère Nature est magnifique…

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… parfois un peu moins.

Voili voilou, voici mon “court” résumé de ce que j’ai fait ces derniers temps. Tout cela est rythmé par les jours d’école, vous l’aurez compris, et par les Rotary meetings, qui ont lieu tous les mardis.

Ainsi se termine ce deuxième chapitre. 2319 mots chargés d’amour ! ♥

Les gars, je vous salue fortement, j’espère que vos kermesses respectives se sont bien passées et que la rentrée se déroulera parfaitement pour tout le monde ! N’hésitez pas à skyper, facebooker, snapchater, bref tout le tralala !

Bises !

Le salutc’estcool du chapitre :

http://www.youtube.com/watch?v=pKIrZw3pkNM

[Fr] Chapitre 1: Mes premiers pas en Australie

Préambule :

Ainsi voilà, j’ai décidé de créer ce petit blog afin de vous tenir au courant de tout ce qui ce passe en Australie. Pour plus d’informations, je vous suggère de consulter la partie “About Me”. Avant toute chose, j’aimerais vous mettre en garde : de gros pavés sont en approche ! Du coup, si vous n’aimez pas lire, si vous n’en avez rien à foutre ou si vous voulez ma mort, je vous suggère de juste regarder l’album facebook, que je mettrai régulièrement à jour. C’est un peu les photos sans le texte quoi.

Toujours motivés pour lire ? 🙂

Ne cherchez pas de sens dans le titre du blog, ça fait juste référence à cet article wikipédia (fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_des_Emeus), que je trouvais marrant. C’était encore plus marrant à l’époque parce qu’un génie un fouteur de gueule avait inséré une interface de véritable conflit, du coup ça donnait ça :

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Avant l’échange

Alors, en premier lieu, il faut vraiment que je vous parle de ce que j’appellerai la période “pré-échange”. Beaucoup pensent qu’il m’a juste fallut demander “Australie s.v.p.” au Rotary et puis zou, avion. Mais non. Pour obtenir l’Australie, on a réellement du se dépêcher, mais alors là en vitesse v-v prime, pour rendre les dossiers le plus tôt possible. Sans l’aide de Mr Wery et d’autres étudiants en échange j’aurais été dans ce qu’on appelle plus communément le caca.

Mais on l’a fait ! Après une attente interminable (de novembre à avril) on a finalement eu des nouvelles officieuses de l’Australie… on a encore du attendre juin pour avoir les papiers officiels.

Ensuite il y a eu le visa… mon dieu le visa.. je vais pas en parler pour pas devenir vulgaire, du coup passons à la suite !

Derniers moments en Belgique

Avant de commencer, je tiens à tous vous remercier pour votre formidabilité (oui, j’aime les néologismes). J’éprouve une gratitude éternelle à l’égard de tous ceux qui ont rendu mon mois de juillet inoubliable. Vous êtes chiants, ça aurait été tellement plus simple de vous quitter, si vous aviez tous été désagréables… Merci pour les fantabuleux petits mots et cadeaux, je les garderai toute ma vie.

Vous aime putain

Vous aime putain

Le Super Joyeux Vol

Comment vous narrer à quel point le trajet fut abominable ? Déjà, les adieux, ça n’aide vraiment pas à se motiver pour faire 18h de vol. Non de Dieu, que c’est triste de devoir dire au revoir à sa famille.

Enfin bon, je me suis finalement retrouvé devant le “gate” de Dubai. Là, petite surprise, j’ai rencontré une étudiante en échange allemande du nom de Deanna. On était pas dans la même zone de l’avion, mais c’était plutôt réconfortant de savoir qu’il y avait une présence rotaryenne dans l’engin. Le premier vol fut juste… ennuyant. J’avais beau avoir un hublot, à partir du moment où y’a plus que des nuages… j’ai regardé un bout d’Harry Potter en anglais pour tuer le temps, ça allait co.

Les avions d'Emirates sont jolis la nuit.

Les avions d’Emirates sont jolis la nuit.

Après Dubai, le deuxième vol fut une horreur. On avait beau être quatre étudiants en échange dans l’appareil, j’étais seul dans ma zone et assis entre deux vieilles madames (dont une était sympa ceci-dit). Impossible de dormir correctement à cause du bruit et de la position. Du coup j’ai regardé Tarzan !… Mais sans le son parce que le casque d’Emirates ne marchait pas. Arrivé à Adelaide, je me suis fait prendre à Part par un contrôleur parce que j’avais mal remplis le “ticket d’entrée”. Ouais, il faut remplir un ticket dans l’avion pour entrer en territoire australien. Néanmoins, une fois qu’il a compris que j’étais du Rotary, il m’a laissé filer.

Étant donné que Port Lincoln se trouve trop loin d’Adélaide, j’ai dormis chez la chairwoman du district. C’est vraiment une femme sympa. On a été faire un tour du centre ville avant que la fatigue ne me submerge. Adelaide est très belle.

 Premier jour

Je dois avouer que mon premier jour d’échange ne fut pas le meilleur de ma vie. Pourtant ça commençait bien, il faisait beau à Adelaide, j’avais un hublot dans le petit avion et j’avais une délégation pour m’accueillir à Port Lincoln. Je me suis aussi rendu compte que ma maison était super belle.

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Premiers pas à Port Lincoln.

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Port Lincoln

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Mon palace

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Bill, mon papa d’accueil. Il connaît tout le monde et tout le monde le connaît ! Un gars en or.

Cependant, bien vite, le temps s’est dégradé et la fatigue m’a mis un kick en pleine poire. Le jet lag s’est manifesté rapidement. Mais je savais que si je me laissais dormir, ça ne ferait qu’empirer les choses. Bill, mon père d’accueil m’a emmené à son lieu de travail, m’a fait faire un tour dans le “Bush” (les étendues sauvages) et m’a fait rencontrer quelques personnes. Les Australiens sont super sympas, j’ai beau chercher je n’ai rencontré personne de vraiment désagréable… et je suis sûr que ce sera encore mieux quand je serai capable de comprendre ce qu’ils racontent !

Le Bush

Le Bush

En Australie ils n'ont quasi pas de passages pour piétons, juste des "trous" dans le trottoir. (Oui ça n'a rien à voir avec le reste je sais)

En Australie ils n’ont quasi pas de passages pour piétons, juste des “trous” dans le trottoir.

Je dédie ce paragraphe à la langue. Une fois arrivé là bas, je me suis vraiment demandé où donc étaient passés ces six années d’anglais à l’école. Il faut savoir que l’anglais australien est très spécial. Les gens parlent très vite, articulent peu et prononcent certains sons autrement que l’anglais “classique”. Par exemple, le “ay” se prononce “aï”. Du coup, difficile de distinguer le “day” du “die”, ils se prononcent tous les deux “daï”.

Ainsi, le temps, la fatigue, l’incompréhension ont créé en moi un sentiment de solitude. Ce qui m’a finalement amené à être “homesick”. Yep, le mal du pays m’a rapidement envahi, heureusement, ça s’est amélioré le lendemain !

Deuxième jour

Le deuxième jour s’est beaucoup mieux passé. Je crois que l’absence relative de fatigue y a joué un grand rôle. Pourtant on a pas fait grand chose, on a surtout visité la ville. Mais ça m’a permis de bouger, de rester occuper.

Ce ponton est ultra connu (si si je vous assure)

Ce ponton est un peu le centre touristique de la ville.

J’ai aussi été m’inscrire au St Joseph’s College. L’ambiance est vraiment différente en Australie. C’est littéralement le bordel dans certaines classes, mais ça reste un bordel sympa et respectueux. Les élèves ne semblent pas se fixer comme mission de pourrir la vie de leurs profs.

[Edit : si en fait.]

Le principal est cool et s’entend bien avec ses élèves. J’ai été un peu embarrassé quand il m’a présenté dans toutes les classes d’options, mais après tout, je devrai bien me présenter un jour ou l’autre ! Les élèves semblent accueillants, ce qui est déjà ça de gagné. J’ai aussi essayé l’uniforme, je posterai une photo un jour.. quand je le porte je suis le président du swag charisme.

Troisième jour

Samedi, on est parti faire une mini croisière dans la baie de Port Lincoln. C’était magique ! C’est la première fois que je passais autant de temps sur un bateau. J’ai vu mes premiers p(P)élicans et mes premiers dauphins. Après ça, on a fini de visiter la ville.

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Pas grand chose à dire de plus, ce fut vraiment une bonne journée !

Quatrième jour

Ce fut une journée en mer ! On est parti pêcher avec Bill. Ça n’a pas été très glorieux (six poissons en 5 heures) mais c’était amusant quand même. J’ai vu des “phoques” et des émeus (!), mais pas moyen de prendre en photos ces fourbes de dauphins !

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Le temps devient plutôt agréable, et le mal du pays s’apaise peu à peu. Par contre CE ********* DE JET LAG DE SA ******* VEUT PAS SE BARRER ! Je suppose que ça passera aussi va.

Voilà voilà, ainsi se conclut la première entrée de ce blog. La prochaine parlera surtout de l’école. C’est la seule fois que je serai aussi précis sur les occupations quotidiennes, je pense. Si vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à envoyer un message personnel, ça fait toujours plaisir !

Je vous quitte sur ce chef d’oeuvre musical :